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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVII. 391

a ^hépatite (1) , qui porte le nom du foie (z) ; la stéatite (3), quiporte le nom de la graisse j l’adadounephros (4), ou rein. d’Adad;

kirs de Pline. Ce sentiment doit tom-ber vis-à-vis la foule des Naturalistes,qui a embraíïé celui qui est contraire.Qui voudroit cependant soutenir lepremier , pourroit trouver dans leíilence que Pline a gardé fur la qua-lité qui établiíïoir une ressemblanceentre la stéatite & la graisse , des rai-sons qui pourroien t lui faire des par-tisans. C’est peut-être plutôt de lafigure que de la qualité onctueuse Scdouce au toucher , que Pine a tirécette ressemblance. Qui peut prouverle contraire, puisque Pline ne parle

de la stéatite dans aucun autre en-droit de son ouvrage , & qu’il est leseul des Anciens qui ait fait mentionde cette pierre ? ne pourroit-on pasmême dire que Pline averti ordinai-rement par quelle qualité il faut dé-signer la ressemblance de la pierredont il parle , si ce n'est pas par lafigure , comme lorsqu’il dit que lafcorpite ressemble au scorpion par sacouleur ou sa forme, que c’est par lapremiere de ces qualités que l’tethiteressemble à la queue du paon , qui estsi brillante , & ainsi des autres ? Cesoupçon ne doit pas cependant êtred un grand poids, pour qui lait Puna-nimité qui est entre les Naturalistesqui soutiennent la premiere opinion.Us varient seulement dans la traduc-tion qu’ils font du nom grec stéatite,& ce qui est beaucoup plus essentielfur ce qu’on doit regarder comme lastéatite. Ceux qui, comme Gefner,savent que la racine grecque de cenom signifie suif, ils l'appellent pierrede suif. C’est sous ce nom qu elle

est dans la lithologie de M. d’Ar-genville. Gefner veut même quePline se soit trompé dans l’explicationqu’il donne du nom grec , & qu’ilauroit dû plutôt comparer cette pierreau suif qu’à la graisse, comme il a fait.D’autres Auteurs qui n’ignoroient pasapparemment qu’il n’y a pas de diffé-rence eíïentielle entre ces deux sub-stances & le lard, Pont appellée pierrede lard , & c’est même fous ce nomqu’elle est le plus communément con-nue ; cette efpece fur-tout qui nousvient de la Chine, où elle est com-niuncmen r appellée gammenhu ongem-mahuja , & dont les Chinois font desi beaux ouvrages , que nous plaçonsavec tantdesymmétrie dans nos cabi-nets , où l’on rassemble les curiositésde l’Art, comme celles de la Nature.

Que cette pierre porte l’un 011 l’au-tte de ces noms , cela est indifférentsi l’on convient fur la substance mêmeà laquelle on doit la donner ; mais ils’en faut de beaucoup que les Auteurss’accordent entre eux fut cette partie,comme fur la qualité que cette sub-stance doit avoir au toucher. L’onc-tuosité convient à beaucoup de fossilesdu genre des terres , comme de celuides pierres. Les glaises qui font tresfines, qui ne font mêlées d’aucunes pat-ries ou de très peu de parties étrangè-res , celles que la terre savonneuse , laterre de cimole , sont ainsi très onc-tueuses, la glaise commune même, lesbols, les ocres, font également dou-ces au toucher, il y en a qui Pontà un tel point , qu’on les prendroirréellement pour des matières grasses

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