HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVII. 403
blanchâtre dune aigle (18). La myrmécite ressemble, par sa figu-re , à une fourmi rampante (19) ;la cantharias, à un efcarbot (zo).
fiés : l’on a eu aussi dansla note précé-dente des exemples de squilles fossiles}ainsi on peut avoir découvert du temsde Pline de semblables fossiles , quel’on aura pris pour des serpents & pourdes scorpions. II est facile de se mé-prendre ainsi j mais aussi n’y a-t-il paslà de méprise, & l’on a peut-être réel-lement rencontré des pierres quiavoient la figure ou l’empreinte devipere & de scorpion. II n’est pasdémontré que cela soit impossible,puisque l’on trouve une si grandequantité d’empreintes de plantes dedifférentes efpeces , qu’il y a plu-sieurs genres d’inseóbes terrestres quel’on tire à terre ensevelis dans de l’am-bre, & que les tourbes ont souventcelles de grenouilles, de crapauds &autres animaux qui vivent dans lesmarais & les lieux aquatiques. Je necomtois pourtant point d’Auteurs quiaient laislé des exemples de viperes,de scorpions fossiles, si ce n’est Wor-mius, qui est même porté à croire quele fossile qu’on lui avoit envoyé fouslenom de vipere ou de sepent pétrifié,n etoit qu’une portion du tuyau dequelques vers ainsi recourbés, & ilparoît par la description qu’il fait dece tuyau, que c’est une espece de cor-ne d’ammon & de celles qui ont uncordon tout le long du dos. Les lan-gues de serpent dont il parle dansle même endroit de dents de re-quin , & la tête de vipere qu’ildécrit aussi, est ou une pierre quiavoit à-peu-près cette figure ou quel-que os fossile qui avoir peut-être ap-
partenu au requin. Le lézard dont ilest fait mention dans l’ouvràge deScheuchzer fur les poissions fossiles,pouvoitbien nettequ’un poiffon long& rond & non un lézard ; l’on n’y voitpoint du moins de pattes qui puistentle faire reconnoître pour un de cesanimaux crocodile fossile , décrit parSpener dans le premier tome des ac-tes de l’Académie de Prusse : il rendcependant possible la pétrification dulézard de Scheuchzer. Ces deux ani-maux étant amphibies & venant ordi-nairement dans des lieux semblables.
Le nom de pierre échite à été donnépar Mercatus à une espece d’échite oud’oursin de mer & à une sorte de géodeou de pierre d’aigle ; mais il ne paroîtpas que cet Auteur ait prétendu queí’unou l’autre de ces fossiles fût la pier-re échite de Pline,il.n’y a aucun lieu dele soupçonner. Mercatus a suivi encela l’envie qu’on t beaucoup d’écrì-vains, de spécifier ainsi ce dont ilsveulent parler par un nom particulier,&dont souvent on ne voit pas trop laraison, lorsqu’ils ne la disent pas,comme a fait Mercatus , ce que nousne chercherons pas à découvrir.
(9) i-'xjç > vipere.
(10) Note de M. Guetrard. » II n’ya pas lieu de douter que les noms quiont été imposés , ne leur viennentde l’empreinte que quelques poissionsv avoient laistée enfe détruisant ; maisá-t-on eu raison de déterminer les ef-peces de poission qui s’étoient ainsi
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