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Tome douzieme.
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40 6 NATtíRALIS HlSTORÍjELiB. XXX VII.

nea : in medio nigrum candido cingitur, ut luporum oculi,illis per omnia iimilis.

Lungershausen , de Spener , que laPruííe & 1’Anglererre en renfermencauiìì. J’en ai vu dans les carrières quifont peu éloignés de Nevers , & quiapprochoient beaucoup pour la formedes foles ou des plies.

Enfin la Suisse est un pays devenuencore plus renommé qu’aucun autre,par rapport à ces sortes de fossiles, de-puis que Scheuchzer a fait un traitéparticulier fur ces poiíTons : il est vraicependant que cet Auteur ne parlepas seulement de ceux qu’il en avoittirés,mais de plusieurs autres de dif-férent pays étrangers. Une des car-rières qui en donne le plus dans laSuisse , est celle d’Ocningen dans leDiocèse de Constance. Scheuchzer afait graver le squelette d’un grandbrochet , qui en avoit été tiré , demême qu’une perche & un petit pois-son qu’il ne désigne point sons un nomparticulier , un chabot, qu’il croitêtre très semblable au chabot fossiledu pays Vicentin , & décrit dans leCabinet de Colcelarius. Les ardoisie-res du pays de Claris, font auffi rem-plies de ces poissons. Scheuchzeren afiguré trois dont il ne dit point lenom , & un qu’il aíïure être une an-guille. Ces squelettes étoient très bienconservés ; mais il arrive souvent ,qu’ils font brisés 8c qu’ils n’ont plusde forme & de régularité , ce ne fontque des parties dispersées çà & là dansla substance des pierres , notre Au-teur en a fait graver dans cet état, il afait de même graver dans son herbierdu déluge , une queue de poisson

qu’il pense être une anguille , & latête d’un autre poisson qu’il soup-çonne être le greebuen du Brésil,dont il est parlé dans Margrave , 8cqui approche du xyphiasde Willoug-bi. M. Cappeler a eu des carrières deschiste de Blattenber, dans le mêmecanton de Claris, un xyphias, qui estconservé dans le Cabinet du fameux

Sloane , à qui il en avoit fait pré-sent.

' Les autres poissons dont Scheuchzerdonne la figure , ne font pas de laSuisse , un de ceux-ci est , à ce qu’illui paroît, une efpece de truite, ellevenoitde Ciste’b, dont on a parlé plushaut- Un second qu’il a tiré du Ca-binet de Walsisnieri, 8c dont il igno-rent la carrière , lui paroissoit ressem-bler beaucoup au poisson fundulus ,empreint dans un marbre de Eystet,& décrit par Beller. Un troisième dontla carrière étoit auffi inconnue , 8cqu’il tenoit de Sturnius , lui paroîtconvenir beaucoup avec ceux que l’ontire de Pàppenheim. Une quatrièmequi est une efpece d’ablerte , est duLandgraviat de Hesse. Ce même en-droit lui avoit fourni un grand 8c pe-tit turbot, qu’il regarde comme tur-bots des mers d’Angleterre, d’Alle-rnagne & de la méditerranée. Tousces poissons , comme ceux donc on aparlé jusqu’ici, sont d’Europe ; maisl’Asie en renferme auffi dans ses car-rières , celles du moins des monta-gnes de Tripoli , de Syrie , puisqueun de ceux qui sont gravés dans l’ou-vrage de Scheuchzer , vient de ces