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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXXVII. 407

le roux, 8c elle a au milieu comme une prunelle noire environ-née de blanc, ainsi que l'on voie dans un œil de loup.

montagnes. II paroiflbit à Scheuchzerêtre un vrai brochet , un autre est deBeryte en Phénicie , & il n’est pointcaractérisé. La couleur de ces squelet-tes est ordinairement celle de la pierreoù ils font ensevelis. Ceux de Suisse8 c de Sanderhus en Hesse, font noirs.Ils font blancs dans les carrières deBavière, deEichsted, de Bottendorff,de Jemenshoffen , dans le pays dePappenheim, de Langen-Olden , &de plusieurs autres, selon Klein, dansson nomenclateur des hostiles. Ceuxdes environs de Verone , font dansune pierre d’un gris blanc, la pierrede Nevers est d’un beau blanc, ôc de

la nature des pierres à chaux. La plu-part des autres pierres, dontScheuch-zer parle , font des ardoises noires ,& je ne fais point si les autres pierresfeuilletées blanches , dont il est faitmention dans cer Auteur ôc dans lesautres , ne feroient pas une ardoise ouun schiste de cette couleur. Les Au-teurs disent ordinairement que cespierres font feuilletées, ce qui est une

n rriété des schistes & des ardoises ,iiidroit les avoir soumises aux ex-périences de la Chytnie pour en biendéterminer la nature. Un Ecrivain aprétendu qu’on ne trouvoit point depostions fossiles dans d’autres pierres,que dans des ardoises ou des pierresde ce genre. Les poissons fossiles deNevers , font une preuve contraire \je voudrois cependant pour l’affirmer,être encore plus asturé que je ne lefuis de ces poissons que je n’ai pas puexaminer avec tout le foin possible.Celui que Scheuchzer tenoit de Stur-

nius , etoit dans un marbre blanc,suivant cet Auteur , Kundman ditaussi que celui qu’il possédoit , ÔCqui venoit de la vallée de Bolga étoitdans un pareil marbre ; si ces Auteursont bien constaté la nature de cespierres, il n'y a pas à douter que lespoissons fossiles ne puissent fe trouverdans des pierres de qualités bien dif-férentes. Ce qui doit changer les idéesque l’on pourroit fe former fur la na-ture du lieu où ces postions ont dû vi-vre anciennement, si ils fe trouvoientréellement toujours dans des pierresde même nature. Nous avons insinué

au commencement de cette note ,qu il pouvoit y avoir plusieurs causesde ce phénomène , & je crois réelle-ment que le parti le plus sage que l’onpuisse embrasser dans ce cas , est ce-lui d’admettre ces différentes causes.L’on pourra ainsi lier les opinionsles plus opposées ôc les plus contrai-res

(11) Ixpápoç , scarus.

(12) Tpíy/\a, mullus.

(i 3) NotedeM. Guettard. » L'on adit dans la note fur l’agate de Pyrrus,chapitre premier de ce livre , que l'ar-rangement des veines des agates-onyx,pouvoit très bien avoir donné lieu auxnoms que l’on a imposés à plusieurspierres , & que l’on a composés com-me celui ci du nom de l’animal & ^mot qui signifie l’œil en grec. On peutvoir à cette note ce qu’on y a dit, j’a-jouterai feulement ici que la couleur