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Tome douzieme.
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H I STO I R E NATURELLE, LIV. XXXVII. 409

La pierre appellée taos ou paon (iz), eíl de la couleur d’unpaon, & aussi de celle d’une force d’afpic que je trouve être ap-pellée chélidoine.

copié cette figure , Le eu donne troisvariétés. Mercatus qui l’a auffi inséréedans son ouvrage , confond cettepierre avec la géranite , avec la ptr-dicites , ou qui ressemble au col de laperdrix , & avec l'ictérie , & il veutque ces pierres ne soient différentesque par les nuances des couleurs. Al-bert le Grand avoir déja réuni, pourune semblable raison , les deux pre-mières. Klein , dans son nomencla-teur, range sous le nom d’hieraciteles trois différences qu’Aldrovandaavoir trouvées dans cette pierre. IIfuit en cela le sentiment d’Albert leGrand & de Mercatus , il en différéen ce qu’il pense qu’il faut rapporterces pierres aux conclûtes ou aux co-quilles fossiles, qui portent ce nom ,parcequ’elles font du genre des co-quilles que l’on pêche de nos joursdans la mer , & que l’on appelle con-ques. Klein pourroit bien n’avoir priscette idée, que fur la figure que lesAuteurs cirés ci-dessus nous onr don-née de certe pierre, il ne rapporte pasdu moins les raisons qui l’on t engagé àpenser ainsi. Peut-êtreauílìn’est ce queparcequ’on trouve des coquilles fos-siles dans l’endroit d’où Agricola avoiteu la pierre qu’il regardoit commePhiéracire, & que l’on rencontre sou-vent des coquilles qui ont conservequelques-unes de leurs ancipnnçs cou-leurs , qui jouent, comme l’on fait»de la même façon que celles des plu-mes des oiseaux. 11 y a même des co-quilles à qui l’on S donné le nom de

Tome XII .

perdrix , & quelques autres sembla-bles à cause de ces couleurs changean-tes. Ce sentiment est séduisant , mai sil ne porte pas la conviction j il fau-droit , en vue d’éclaircir cette diffi-culté , avoir fait des recherches à Hil-deshim en Saxe , qui est l’endroit oùAgricola avoit trouvé fa pierre 8c tâ-cher de déterminer si cette pierre estune coquille folïìle, ou quelque pierrede la nature des agates ou des jaspes,encore ces recherches qui explique-roient Agricola. , ne jerreroient pasbeaucoup de jour fur le passage dePline dont il s’agit;‘ainsi il faut le met-tre au nombre de tant d’autres que lestyle concis 8c la brièveté de Pline lais-seront toujours dans ['obscurité.

L’on en peut dire autant de ce quiregarde la géranite , il y a même unedifficulté déplus pour celle-ci, & quine vient que du même principe d’in-certitude. L’onn’a point dit que l’hié-racite ressemble à l’œil de l’épervier,M. d’Argenville veut dans un endroitque la géranite imite celui de la grue,dans un autre, il la définit seulementpierre de grue, & qui pourroit la faireregarder comme une espece de be-rnard ou d’os que l’on tireroit de l’in-térieur de cet animal, comme l’os dubrochet, la pierre decrevisse ou celleque l’on trouve dans í’estomac desoiseaux , & qu’on prétend servir auxanimaux de meule pour broyer leursaliments.

Pline ne dit rien de la perdicite,c’est un nom qui est du aux Moder-

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