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Tome douzieme.
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408
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4o8 naturalis historial lib. xxxvii,

Taos pavoni est similis, item aspidi quam vocari cheli-doniam invenio.

des veines de ces pierres peur y avoiraussi contribué. Si elles font sembla-bles à celles de l’iris de l’œil de cesanimaux , dans les yeux des boucs ,. elles font dans celui des cochons ;ainsi des agates qui auront des cou-leurs semblables arrangées commecelles des yeux de ces animaux, pour-ront porter les noms que Pline donnéà ces pierres , comme il a donne lenom de lycophtalmique à celle quiapproche par ces qualités de l’ceii desloups.

Le double sens que l’on peut don-ner à la plupart des définirions despierres donc il est parlé dans ce cha-pitre , a presque toujours occasionnnéde la diversité dans le sentiment desNaturalistes, qui se sont efforcés deretrouver toutes celles dont il est faitmention dans Pline : on en a déja eudes exemples ; les pierres qui ressem-blent au col des éperviers ou des grues,en fourniront encore un. Des pierrespeuvent être marquées de taches vei-nées comme le col de ces animaux ,cH! bien elles peuvent être grossière-ment formées comme cette partie.L’on a comparé des agates ou des jas-pes aux taches des plantes ou de quel-que animal , ainsi Pline pourroitbienLavoir fait pour celles-ci, & avoir étéconduit par les mêmes idées qui ontfrappé plusieurs Modernes ; mais ilpourroit bien aussi ne Lavoir été quepar la figure de ces pierres. Lui leulpourroit lever cette d'iíficulté , maison ne voir pasqu’il Lait fait, & queion puisse éclaircir ce pastage par quel-

qu’autre endroit de son ouvrage. Ceuxqui prétendent que c’estâ la figure de lapierre, qu’il faut s’atcacher, pourroientcependant dire que Pline ne parlepoint des couleurs , Sc qu’il faut ainsile fùivre strictement ; les autres peu-vent répondre qu’une pierre que l’onpourroit comparer au col de l’un oude l’aucre de ces animaux , pourroitl’être à beaucoup d’aucres , la ressem-blance n’étant pâs dans ces sortes d’ac-cidenrs, telle qu’il soir facile de l’artri-buer à tel ou tel animal plutôt qu’àun autre. II est donc difficile , & mê-me impossible de se tirer de cet em-barras : tout ce qu’on peut faire, estd’exposer les différents sentiments,& mettre en état d’opter pour l’un oupour Jaune.

Agricola qui paroît être le premierqui ait prétendu avoir vu la pierrequi reííemble au col de l’épervier,dit que les couleurs jouent commecelles de cet animal , qu’elles sontnoirâtres & semblables à celles desplumes les plus délicates. Evax , se-lon Mercatus vouîoit que la couleurde cette pierre fût noire , fErius laprétend verdâtre, M. d’Argenville ladéfinie un fossile imitant les plumesnoires d’un faucon. Kentman & Ges-ner la caractérisent à peu près commeAgricola, Gesner en donne la figured’après la pierre dont Kentman luiavoir fait présent. II semble que l’onait voulut, par cette figure, nous faireconnoîcre une pierre qui approcheplutôt du bec des oiseaux, que de lacouleur de leur col j Aìdrovande a

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