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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX XVII. 41 j

veilleuses, auxquelles les Barbares ont donné des noms, les ayantreconnues pour de véritables pierres. Quanta nous, il nous suffitd’avoir montré & réfuté les mensonges que l'on débite impu-demment fur cette matière.

Des pierres précieuses précédemment inconnues, H qu onvient a trouver : des pierres contrefaites : du mérite despierres précieuses relativement d- leur coupe & a leursgure.

Les pierreries naissent, & quelquefois même, il s’en formetout-à-coup de nouvelles qui n ont point de nom. Telle étoitcelle que l’on trouva dans les mines d’or de Lampfaque, & quiparut íi belle, qu’on l’envoya au Roi Alexandre, comme rapporteThéophraste. Les cochlides (r), qui font aujourd’hui si com-munes , font plutôt artificielles que naturelles. On dit quelles fefabriquent en Arabie avec de gros blocs de pierre que l’on faitcuire dans du miel pendant sept jours Sc sept nuits fans discon-tinuer. Toute ja partie terrestre Le la crasse étant emportées aumoyen de cette décoction, il reste une pierre pure Sç- nette, furlaquelle l’industrie des ouvriers forme différentes veines & diffé-rents marquetages, selon qu’ils comptent quelle fera d’un plusgrand débit. Ii s’est vu autrefois de ces pierres qui étoient si gros-ses , qu’en Orient on en faifoit des fronteaux pour les cheveauxdes Rois, & des pendants pour leurs caparaçons.

Au reste, toutes les pierreries deviennent plus belles étantcuites dans le miel, & principalement dans le miel de l’iste deCorse, quoiqu en toute autre occasion, elles ne puissent souffrirles choses acres & mordicantes.

Pour ce qui est des pierreries de diverses couleurs, & que l’arta inventées nouvellement j comme elles no n t point de nom quisoit en usage, on les appelle physes ( 1 ), comme pour montrerpar-là que ce font des chefs-d'œuvre de la Nature; car d’ailleurs il