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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L 1 V. XXXVII. 421

I

lité quelle offre à toutes les nations pour y aborder; par le grandnombre de ses ports; par les vents salutaires dont elle jouit, étantplacée de la maniéré la plus avantageuse; savoir entre l’Qrient& l’Occident : outre cela par l’abondance de ses eaux; par sesforêts, qui contribuent beaucoup à la pureté de l’air ; par ses mon-tagnes agréablement entrecoupées ; par la qualité innocente deses animaux sauvages ; enfin par la fertilité de son terroir , & larichesse de ses pâturages ; tout ce qui est nécefïaire à la vie del’homme ne se trouve nulle part meilleur, comme bleds, vins,huiles, laines , lins, draps & taureaux. Je ne vois pas non plusque pour les courses des chars on préféré les chevaux d’aucunautre pays à ceux d’Italie. Pour ce qui est des mines d’or , d’ar-gent, de cuivre, de fer ; tant quelle a jugé à propos de les tra-vailler , elle n’a été inférieure en cela à aucune autre contrée ;mais à présent, au' lieu de tous ces métaux quelle tient renfer-més dans son sein, elle se contente de fournir de bonnes liqueurs,de bons bleds & de bons fruits. Après f Italie, si on excepte leschoses fabuleuses qu on nous raconte des Indes, je crois que FEffpagne, par-tout où elle est environnée de la mer, est le meilleurpays du monde.

Fin du trente-septieme SC dernier Livre de l’HistoireNaturelle de Pline.