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Tome douzieme.
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de l’Hifioire Naturelle de Pline. 4 j i

dards avec lesquels ils chassoient, 6c non ceux avec;lesquels ils 'combattoient, puisque César ne dit nulle part que les armes desPeuplades Gauloises, qu’il avoir défaites } aient été empoisonnéespour le service des batailles & des sièges. II est; vrai que ces sor-tes d’épées & de traits ne pouvoient arracher la victoire à dessoldats cachés fous des écailles de cuivre &c de fer, qui avaientde leur côté la science de la Tactique , Sc .de la discipline, contredes barbares qui se battoient en confusion, & qui ne sa voient pasmême l’art de fuir.

Les Indiens qu Alexandre rencontra dans les Etats de Porus,

qui ciraient à fléchés empoisonnées, l’inquiéterent beaucoup,fans pouvoir néanmoins l’arrêter dans le torrent de ses conquê-tes. Nous ne voyons pas que cette invention ait garanti aucuneNation du joug étranger , ou lui ait donné lieu d’en subjuguerd'autres. Les Américains, comme les Tapuias &c les Caraïbes,qui s’en fervoient beaucoup dans leurs anciennes guerres, ne íefont jamais fait de grands maux : il semble, au contraire, que lesCaraibes ont jadis été vaincus 6c contraints de se retirer du con-tinent dans les iíles. Les habitants des Moluques n’ont pu, ni avecleurs stilets, ni avec leurs dards envenimés, se débarrasser de ladomination des Portugais, des Espagnols Sc des Hollandois. LesSardes Le les Maures, si fameux dans l’Histoire par le venin deleurs armes, furent, les uns après les autres, esclaves de l'Em-pire Romain. On dit, à la vérité, qu’Annibal vainquit les Perga-mes avec des viperes, qu’Amilcar défit, les Libyens avec des man*dragores, & que la ville de Percha fut prise avec àxx solanumdormitis; mais ces. stratagèmes, en supposant qu on s’en soit réel-lement servi, sont d un autre genre que les traits venimeux.

II est probable que les Romains ont connu un spécifique con-tre les esters de ces armes barbares; car, quoique les contre-poi-fons , indiqués à cet égard par Pline le Naturaliste, soient certai-nement inefficaces , on vòit cependant, par un passage du Méde-cin Celse, qu’on sa volt, dès ce tems là, qu’en suçant les blessu-res, on paryenoit -à/.diminuer sensiblement f.activité du poison que

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