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DISSERT A T I O N
SUR L'OR I G I N EDE LA PETITE VÉROLE;où l’on se propose un moyen efficace de prévenir ce fléau.
Quid hoc ejse dicamus , a ut quas Deorum iras ? Parum enim erant homini certamorborum genera , cum supra ter centum essent , nisi etiam nova timerentur ?
Pline , Hist. Nat. 1. z6 , c. i.
C^’est sans doute un prodige inexplicable qu’une maladie toutenouvelle , & qui se montre pour la premiere fois fur la terre. Yauroit-il réellement de tels fléaux à craindre ? C’est une questionque j’ai négligé de traiter dans mes notes fur le vingtffixiemeLivre de Pline, tome 8 , de cette édition, parceque cette ques-tion donne naturellement lieu de traiter de l’origine de la petitevérole , & que je n’avois pas encore fait des recherches suffisan-tes fur ce sujet. Aujourd’hui , que je crois à-peu-près les avoirfaites , & que je pense être certain de l’époque où ce fléau acommencé à paroître ; je suis persuadé que la petite vérole a étéen effet inconnue a l’espece humaine avant le feptieme íiecle ,& qu ainsi Pline, quoiqu’il n’ait eu aucune connoissance de cettemaladie, a été fondé a dire que le genre humain, outre les mauxfans nombre qui l’affiegent, étoit encore dans le cas d’appréhen-der des maladies nouvelles, pour lesquelles il faudroit créer denouvelles dénominations.
La petite vérole ( observe M. Hume ) semble n avoir paru dansle monde que vers le tems de Mahomet. II ajoute que le pre-mier Ecrivain qui en ait fait mention , est un certain Aaron ,Prêtre ôt Médecin à Alexandrie, qui florissoit lan 6zz ; Sc que