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mais sur-tout le bain tiede, administré cous les huit jours auxenfancs pendant un quarc-d’heure, préviendroit à jamais la petitevérole, en détruisant & faisant sortir peu-à-peu jusqu aux pre-miers principes de ce levain.
Achevons de faire voir que le moyen que nous indiquons se-roit d’une réussite certaine, 8 c que les plus grands Médecins l’ontentrevu ; mais qu’iis ne Font appliqué ( par une inadvertence in-concevable ) qu’au mal dé j a déclaré ; 'perdant de vue cet axiome stsage 8 c fi universel établi par Ovide :
Principiis obsta : serò medicina paratur ,
Cum mala per longas invaluere moras.
Le Médecin Arabe Rhasès , aux approches de l’éruption , faifoitexposer tout le corps, excepté la tête, à la vapeur de l’eau chaude.Or qu’est-ce là autre chose qu’un bain en vapeur ? QuelquesModernes (écrit Van Swieten) ont été plus hardis que ce Mé-decin Arabe, 8 c ont conseillé les bains proprement dits dans l’in-vasion de la petite vérole, 8 c aux approches de Féruption , pourouvrir les pores, 8 c procurer ainsi la sortie au funeste virus. Onlit ( observe M. du Haume} dans les Mémoires de l’Académie desSciences, année 1711, Hist. p. a9 , que ce moyen sut tenté avecsuccès, mais qu il fut taxé de hardiesse & de nouveauté. On litaussi dans les mêmes Mémoires pour Fan 1737, Hist. p. 48 ,que le Docteur Martin , qui pratiquoit la Médecine en Suisse,avoir Foin, dès les premiers jours de l'invaston de la petite vé-role, de faire envelopper ses malades de linges trempés dans deFeau chaude , qu’il faifoit renouveller toutes les vingt-quatreheures. M. du Haume observe encore avec Van Swieten, que cequi confime fur-touc Futilité des bains dans la petite vérole , c’estFexemple d’une certaine peuplade de Hongrie,
» Les rustiques habitants des monts Carpatiens , dit - il, qui» vivent fous un climat froid, ne traitent leurs malades de la» petite vérole que par F usage des bains , fans presque y faire« autre chose ; 8 c ce traitement leur réussit. C’est une méthode» pratiquée chez eux de siecle en stecle, 8 c qui, pour cela, leur