Band 
Tome douzieme.
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’jzo Additions au Commentalre

Au moyen de ces restrictions Sc de ces changements, la défi-nition que Pline nous a donnée des insectes est plus juste. CetAuteur auroit dû sentir lui-même quelle étoit un peu trop géné-rale , puisqu’il mettoit, au nombre des infectes, quelques animaux,comme le scorpion, dont certaines parties ne font pas jointes lesunes aux autres par une partie aussi fine Sc aussi déliée qu un fil,propriété qu’il fait entrer dans le caractère auquel nous devonsreconnóître ces animaux. Cette propriété cependant ne peut con-venir qu’à très peu d’infectes, si on les considere de ce côté dansleurs différents états. Les infectes, dans Tétât de vers, n’ont guerede parties réunies par une partie si déliée ; les chenilles, les versdes mouches , n’ont pas ordinairement la tête ni le ventre ainsijoints , leur corps est bien divisé par sections, anneaux ou seg-ments ; mais ils ne font pas réunis les uns aux autres par unesemblable partie : ce n est guere que dans ces animaux , lorfqu’ilsont acquis leur état parfait, que cette réunion fe trouve ; la têtetourne ordinairement fur une fibre semblable, comme fur un puvot, comme dans presque toutes les mouches : le corcelet, ou lapoitrine, est aussi attaché au ventre par une partie pareille; cettepartie ne fe voit jamais fi bien que dans certaines mouchesichneumons. Elle y forme un fil long , délié , qui quelquefoisfait une grande partie de la longueur du corps : c’est fans douteces différences que Pline avoir en vue lorfquil a dit que les seg-ments dont le corps des infectes étoit formé, étoient réunis parun fil, n’y ayant jamais que la tête Sc Jp corcelet, ou la poitrine,qui le font ainsi, le reste du corps Tétant par des parties mem-braneuses qui remplissent Tentre-deux des segments. Ces mem-branes ne font qu une continuité des téguments du ventre, quis’étendent ainsi jusques fut les côtés Sc les lombes , Sc qui nefont pas souvent séparés en segments, comme le reste du corpsde ranimai-; ce qui a fait dire à Pline que ces segments ne fe re-marquoient pas toujours dans ; toute l’étendue du corps d.e Tin-secte ; mais tantôt au ventre feulement, Sc. tantôt fur les lombesSc les côtés : car c'est ainsi qu’il faut entendre la façon dont Plines’exprimç.