de t’Hijloìre Naturelle de Pline. jit
La définition que Pline a donnée des infectes n’étant donc pascorrecte, plusieurs Auteurs ont cherché à la perfectionner , ouplutôt à en former une nouvelle, ou, encore mieux, à en don-ner une description générale. M. Linnatus définit un infecte, unanimal couvert d’une peau oiseuse , & qui porte des antennesfur fa tête. Certe définition pèche par un point bien essentiel :c’est qu’on y renferme une propriété qui ne convient pas à beau-coup d’infectes ; il y a certainement autant d’infectes qui n’ontpas une peau de la dureté de l’os, qu’il y en a qui font recouvertsd’une de cette nature. Toutes les mouches ont une peau qui estmembraneuse, & il paroît que M. Linnaeus a eu en vue les sca-rabées , les sauterelles, &c., & la classe des crustacées, qui ontune peau qu’on peut en général comparer aux os, encore faut-ilprendre le nom d’os dans une extension considérable.
M. Lester veut qu’un insecte n’aìt ni os ni sang ; que fa chairn’en soie pas proprement une ; que leur grandeur, comparée àcelle des autres animaux , soit petite ; que leur peau ressemble àdu parchemin. Quand les infectes n’auroient réellement point desang ni d’os, ces propriétés feroient-elles de celles auxquellesnous devrions avoir recours pour connoître des infectes? Faut ildétruire ces êtres, pour en avoir une certaine connoìssance? Lepeu de volume du corps de ces animaux est austì trop vague : il ya des infectes imperceptibles, il est vrai, Ôe qu il faut examinerà la loupe même pour les bien connoître ; mais il y en a qui, com-parés â certains oiseaux, à certains poissons, font beaucoup plusgros : les propriétés relatives ne peuvent jamais entrer dans lenombre de celles qui doivent caractériser des êtres quelconques.La consistance du parchemin, que M. Lester donne à la peau desinfectes, ne s’apperçoit pas dans beaucoup de ces animaux ; com-bien de vers , de mouches , dont la peau n’a pas cette consis-tance ? combien d’autres où la peau est plus ferme Se plus dure?Les scarabées , ô £, dans la façon de penser de M. Lester, les Jules ,les scolopendres, les araignées, &c. ont une peau qui approche plusdu cartilage que du parchemin.
Cette description étant auffi défectueuse, il est étonnant que
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