jiz Additions au Commentaire
TVJ. Lyonet ait tâché de la faire valoir de plus en plus dans fesnotes, dc de confirmer ce que M. Lesser avance. M. Lyonet veutcependant qu’on joigne cinq autres caractères aux propriétés re-quises par M. Lester : le premier que M. Lester avoir indiqué avectous les autres Naturalistes , consiste en ce que la plupart desinsectes est comme divisé par incisions. Le second, qu’aucun in-secte non ailé n’est quadrupede , ni aucun insecte volant bipède ;le troisième , qu’on ne leur voit ni narines, ni ouïes à la tête ;mais que c’est à leur corps ou à leur corcelet que se trouvent lesorganes de leur respiration ; le quatrième, que les mâchoires oules dents de ceux qui en ont, agissent de la gauche à la droite ,& de la droite à la gauche, &: non de bas en haut; enfin , queleurs yeux font destitués de paupières, Le qu’on n’y apperçoit niiris ni prunelle.
Ces caractères ont été adoptés en parde par M. Rassel, & ilajoute quelque chose â ceux qu’il choisit. II veut i°. qu un in-secte n’ait ni os, ni ossements, ni arrêtes, comme on en trouvedans les quadrupedes , dans les oiseaux, dans les poissons & dansles serpents; 2 0 . qu’il soit pourvu , ou d’une trompe, ou d’un ai-guillon , ou d’une bouche qui s’ouvre ou se ferme , non d’én haut&r d’en bas, comme dans les autres animaux, mais de la gaucheâ la droite, & de la droite à la gauche ; 3°. qu’il n’ait point ,comme les autres animaux, des paupières, ou rien de semblable,ávec quoi il puisse ouvrir ou fermer les yeux â son gré, soit qu’ilen ait de grands ou de petits , de visibles ou d’imperceptibles ;4 0 . qu’il ne respire pas l’air avec la bouche, comme les autresanimaux, mais qu’il le pompe & fexhale par la partie supérieurede son corps, & par de petites ouvertures fur les flancs , qu’onappelle points a miroirs ou trachées. On peut observer cette sortede respiration en jettant un insecte dans un verre clair remplid’eau.
Au moyen de ces différents caractères , on pourra assez aisé-ment distinguer un insecte ; mais il ne faut pas, je crois, s’atta-eher à Tun plutôt qu’à l’autre. Ce n’est que par la réunion deplusieurs propriétés semblables qu on peut fixer l’idée qu'on. doit