del’fídjloire Naturelle de Pline r 51 j
maniéré dont il s’exprime dans le premier chapitre du second li-vre , où il s’agit des différents sentiments qu’on avoit de son. temsfur la nature de l’univers, considéré généralement, le feroic pen-ser. Les systèmes cependant, quoi qu’en dise un Auteur de nosjours, font une partie qui n’est pas à négliger dans ÏHistoireNaturelle, sur-tout & nommément dans ce qui regarde les in-fectes. II faut 1 avouer, il est vrai que nous n’avons pas encoreatteint le but, & que peut-être même il est impossible d’y par-venir, le nombre innombrable de ces animaux s’y opposant, ctfaisant que touc système se trouvera toujours pécher par quelqueendroit. On fera bien des systèmes ; mais ce ne fera pas celuique la Nature aura suivi : nous aurons entrevu quelque chose deTordre que son Auteur se sera proposé *, mais le rideau n aura pasété entièrement tiré, le voile ne fera pas tout-a-fait levé : cetteobscurité , ou plutôt ce manque de lumière doit-il faire rejetterentièrement les systèmes 5 devons-nous désespérer de développer^sinon touc Tenchaînement des êtres créés, du moins une- partie j.ct ce que nous en voyons déja nei doit-il pas exciter nos. recher-ches , ct nous empêcher du moins d avancer que cour a été faitfans vue ct fans plan déterminés ? Les travaux des Naturalistes;nous en ont déja fait entrevoir un dans plusieurs branches' del’Histoire Naturelle, & fans parler des autres dans la partie quiregarde les insectes, les systèmes qu’ils nous ont donnés ne fontpas fans défaut ; mais un chacun contribue en quelque chose à.nous faire tendre à la perfection. L’examen suivant des princi-paux de ces systèmes va développer cette vérité.
Valisnieri paroît être le premier qui ait voulu ranger systéma-tiquement les insectes ; mais la division qui! en sart ne peut artplus que nous apprendre les endroits où ces animaux viveur. Va-lisnieri les divisoit en quatre classes. Ceux qui vivent fur les plan-tes composent la premiere ; la seconde renferme ceux qui viventdans. beau ou dans d’autres matières liquides. Ceux qui viventdans la terre, ou parmi des matières terrestres ou pierreuses *font de la troisième ; ct de la quatrième , ceux qui vivent furd’autres, animauxou dans leur corps. Il ne Eut que connaître