de V Histoire Naturelle de Pline.
prétend y apporter, nest pas meilleur. II veut qu on place lesmâles de ces infectes dans la classe des insectes qui ne se méta-morphosent pas, Sc les femelles fous celle qui comprend les in-fectes sujets à une métamorphose. Ne feroit-il pas ridicule d’é-loigner ainsi des infectes rapprochés par tant d’autres propriétés ;Sc ne doit-on pas toujours placer les individus mâles & femellesd’une même eípece, fous le même genre ? Enfin n’est-ce pas une irré-gularité impardonnable de les éloigner, non seulement par lesgenres, mais même par les classes ? On aura beau nous assurerque les difficultés feront applanies au moyen de cette convention,& qu’il n’est pas possible de sauver autrement les écarts de la Na-ture; un Naturaliste véritablement méthodiste ne souscrira pas àune pareille opinion , & il ne pourra s’empêcher d’admirer lesécarts de l’Ecrivain, &: non ceux de la Nature.
On a un exemple de distribution qui n’est pas plus régulièreou plutôt qui. l’est beaucoup moins , dans celle que M. Rasselnous a donnée. II fuffiroit de dire que cet Auteur les divise eninfectes terrestres Se aquatiques, dont les uns Sc les autres peu-vent fe métamorphoser , ou ne pas fe métamorphoser. Ce qu’onvient de dire contre le système de M. Lyonet, subsistant con-tre celui-ci : Ì1 y a encore , de plus , que des infectes vivent sou-vent successivement dans l’eau , dans la terre & dans l’air. M. Rœ-fel fe sert de plus de la propriété d 5 avoir Sc de ne point avoir depieds ; mais faudra-til donc séparer, des chenilles, cette efpecequi, selon M. Godeheu de Riville, Mémoire des Correspondantsde l’Académie Royale des Sciences, p. 177, tome r, en est to-talement privée?
De toutes ces réflexions réfulte-t-il que ces systèmes soient inu-tiles ? Les uns Sc les autres peuvent contribuer, &: contribuentmême en quelque chose, â en former un qui approche de la per-fection qu.il nous est permis d’òbtenir. Le défaut principal quien a 1e plus éloigné ces Auteurs, est d’avoir toujours considérécomme des insectes différents, le même infecte dans les états dif-férents par lesquels il passe. Lorfqu’on voudra nous donner quel-que chose de satisfaisant sur cette matière , il ne faudra jamaisTome XII. Xxx