5)o Additions au Commentaire
séparer le vers ou la chenille , la nymphe ou la chrysalide derinsecte parfait , c’est-à-dire devenu mouche ou papillon 4 Sc c’està ce dernier état, celui de l’animal parfait, qu’il faudra s’attacherpour former la distribution. Cet état dépendant de ceux que Tin-secte a eus précédemment, on aura des idées des premiers parcelui qui est parfait-, & la connoissance de celui-ci : Sc enne s’àppuyant que fur ce qui est essentiel à ces infectes , 011 contri-buera à nous faire développer les mystères des états antérieurs,Sc, par une réciprocité heureuse, laconnoissance de ces états an-térieurs conduira à celle de îétat parfait.
Le système de M. Lìnnseus est le seul jusqu à présent où cetavantage fe trouve en partie. M. Linnseus ne parle , dans sonsystème , que de Tanimal parfait , &c ne fait connoître les vers »les chenilles, les nymphes Sc les chrysalides que par les descrip-tions qu’il donne; si M. Linnreus eût fait voir que les rapportsque íes eípeces d'un même genre ont entre elles , lors mêmequ’elles font masquées en quelque forte fous l’apparence de versou de chenilles, de nymphes ou de chrysalides , M. Linnxus au-toit, a ce que je crois , atteint ou approché infiniment du but. Unautre avantage du système de cet Auteur-fur les infectes, oest qu’ilsssy font pas distribués en classes , comme ils le font chez les autresAuteurs : les infectes font chez lui une classe du plan général qu’ila donné des animaux. Au moyen de cet arrangement, on neRattache qu aux parties essentielles des infectes, comme des au-tres animaux, pour les caractériser , &£ l’on -ne tombe pas dansie défaut des systématiques partiaux, qui, n’embrassant pas toutel’étendue du régné animal , font obligés de retenir leurs idées,Sc de tomber souvent dans des défauts qu’ils attribuent à la Na-ture , Sc dont ils font les seuls Auteurs Je fuis, je crois , le■premier qui ait fait voir que c’étoit là la feule maniéré de con-sidérer les distributions méthodiques des animaux, L principa-lement des infectes; Sc avant que d’en donner une idée encoreplus étendue', j’examinerai en détail la distribution des infectespar M. Linníeus.
Ce grand Naturaliste range fous une feule classe tous les vrais