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Tome premier.
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2oG théorie

Nous ne nous contenterons donc pas davoir dit quon trouve descoquilles pétrifiées dans presque tous les endroits de la Terre lon a fouillé, et davoir rapporté les témoignages des auteursdhistoire naturelle : comme on pourroit les soupçonner daperce-voir , en vue de quelques systèmes, des coquilles il ny en apoint, nous croyons devoir encore citer les voyageurs qui en ontremarqué par hasard , et dont les yeux moins exercés nont pureconnoîlre que les coquilles entières et bien conservées ; leurtémoignage sera peut-être dune plus grande autorité auprès desgens qui ne sont pas à portée de s'assurer par eux-mêmes de lavérité des faits, et de ceux qui ne connoissent ni les coquilles niles pétrifications , et qui, nétant pas en état den faire la compa-raison , pourroient douter que les pétrifications fussent en elletde vraies coquilles, et que ces coquilles se trouvassent entasséespar millions dans tous les climats de la Terre .

Tout le monde peut voir par ses yeux les bancs de coquillesqui sont dans les collines des environs de Paris , surtout dans le»carrières de pierre, comme à la Chaussée près de Sèves, à Issy , àPassy et ailleurs. On trouve à Villers-Cotterets une grande quan-

égards. On m'apporta cette lettre italienne dans le temps même que je corrigeonsla feuille de mon livre il en est question je ne lus cette lettre qu'en partie,imaginant que cétoit l'ouvrage de quelque érudit dItalie , qui, daprès ses con-noissances historiques, navoit suivi que son préjugé, sans consulter la nature;et ce ne fut qu'après l'impression de mon volume sur la théorie de la Terre , qu oum'assura que la lettre étoit de IVI. de Voltaire : jeus regret alors a mes expres-sions. Voila la vérité : je la déclare autant pour M. de Voltaire , que pour moi-même et pour la postérité, à laquelle je ne voudrois pas laisser douter delà hauteestime que jai toujours eue pour un homme aussi rare , et qui fait tant dhonneurù son siècle.

Lautorité de M. de Voltaire ayant fait impression sur quelques personnes , ilsen est trouvé qui ont voulu vérifier par eux-mêmes si les objections contre lescoquilles avoient quelque fondement, et je crois devoir donner ici lextrait dunmémoire qui m'a été envoyé , et qui me paroît n avoir été fait que dans cette vue.

« Eu parcourant différentes provinces du royaume et même dJtalie, jai vu , dit« le P. Chabenat, des pierres figurées de toutes parts, et dans certains endroits en« si grande quantité et arrangées de façon quon r.c peut sempêcher de croire que« ces parties do la Terre naient été autrefois le lit de la mer. Jai vu des coquil-le lages de toute espèce, et qui sont parfaitement semblables 'a leurs analogues vi-<i vans. Jen ai vu de la même figure et de la même grandeur : cette observation m a« paru suffisante pour mr persuader que tous ces individus étoient de différons âges,ic mais quils étoient de la même espèce. Jai vu des cornes d'ammon depuis un demi-« pouce jusqu'à près de trois pieds de diamètre. J'ai vu des pétoncles de toutes gran-de deurs . dautres bivalves et des univalvcs également. Jai vu outre cela des bélem-« nues, «les champignons «le mer, etc.

u La forme et la quantité «le toutes ces pierres figurées nous prouvent presque in-*«. viDcibleiuent quelles étoient autrefois des animaux qui -uvoient dans la mer. La