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Tome premier.
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5-6 MINÉRAUX. INTRODUCTION,

animaux à coquille; elle ramassa leurs dépouilles, produisiL lespierres calcaires, en forma des collines et des montagnes, qui, sedesséchant ensuite, reçurent dans leurs fentes toutes les matièresminérales qu’elle pouvoit dissoudre ou charrier.

Pour établir une théorie générale sur la formation des miné-raux, il faut donc commencer par distinguer avec la plus grandeattention, i°. ceux qui ont été produits par le feu primitif de laterre, lorsqu’elle éloit encore brûlante de chaleur; 2 °. ceux quiont été formés du détriment des premiers par le moyen de l’eau ;et3°. ceux qui, dans les volcans ou dans d’autres incendies posté-rieurs au leu primitif, ont une seconde fois subi l'épreuve d’uneviolente chaleur. Ces trois objets sont très-distincts, et comprennenttout le règne minéral : en 11e les perdant pas de vue, et y rappor-tant chaque substance minérale, on ne pourra guère se trompersur son origine et même sur les degrés de sa formation. Toutes lesmines que l'on trouve en masses ou gros liions dans nos hautesmontagnes, doivent se rapporter à la sublimation du feu primi-tif: toutes celles au contraire que l’on trouve en petites ramifica-tions, en filets, en végétations, 11’ont été formées que du détri-ment des premières , entraîné par la stillation des eaux. On le voitévidemment en comparant, par exemple, la matière des minesde fer de Suède avec celle de nos mines de fer en grains. Celles-ci.sont l'ouvrage immédiat de l’eau , et nous les voyons se formersons nos yeux; elles 11e sont point altirables par l’aimant ; elles necontiennent point de soufre, et ne se trouvent que dispersées dansles terres : les autres sont toutes plus ou moins sulfureuses, toutesaltirables par l'aimant, ce qui seul suppose qu’elles ont subi l’ac-tion du feu ; elles sont disposées en grandes masses dures et sol ides ;leur substance est mêlée d’une grande quantité d’asbesle, autreindice de l’action du feu. fl en est de même des autres métaux :leur ancien fonds vient du feu, el toutes leurs grandes masses ontété réunies par son action; mais toutes leurs cristallisations, végé-tations, granulations, etc., sont dues à des causes secondaires oùl’eau a la plus grande part. Je borne ici mes réflexions sur laconversion des élémens, parce que ce seroit anticiper sur cellesqu’exige en jiarliculier chaque substance minérale, el qu’elles se-ront mieux placées dans les articles de l’histoire naturelle des mi-néraux.