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Tome second.
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54 a HISTOIRE NATURELLE.

mens vaseux. Ainsi celte terre nouvelle saccroîtra tic siècle ensiècle, tant quelle ne sera pas peuplée; car on doit compter pourvieil le petit nombre d'hommes qu'on y rencontre : ils sont en-core, tant au moral quau physique, dans le La L de pure nature;ni vetemens, ni religion, ni société qu'entre quelques famillesdispersées à de grandes distances, peut-être au nombre de trois ouquatre cents carbets , dans une terre dont l'étendue est quatre foisplus grande cpie celle de la France .

Ces hommes, ainsi que la terre qu'ils habitent , pamissent êtreles plus nouveaux de lunivers : ils y sont arrivés des pays plusélevés et dans des temps postérieurs à létablissement de lespècehumaine dans les liantes contrées du Mexique , du Pérou et duChili ; car , eu supposant les premiers hommes en Asie , ils aurontpassé par la même roule que les éléphans , et se seront, en arri-vant , répandus dans les terres de l'Amérique septentrionale et duMexique ; ils auront ensuite aisément franchi les hautes terresau-delà de listhme, et se seront établis dans celles du Pérou , etenfin ils auront pénétré jusque dans les contrées les plus reculéede lAmérique méridionale. Mais nY \sl-il pas singulier que ce soitdans quelques-unes de ces dernières contrées quexistent encorede nos jours les géans de lespèce humaine, tandis quon ny voitque des pvgmées dans le genre des animaux ? car on ne peutdouter qu'on nait rencontré dans lAmérique méridionale deshommes en grand nombre , tous plus grands, plus carrés, plusépais et plus forts que ne le sont tous les autres hommes de laTerre . Les races de gênas, autrefois si communes en Asie , nysubsistent plus. Pourquoi se trouvent-elles en Amérique aujour-d'hui? Ne pouvons-nous pas croire que quelques géans, ainsi queles éléphans , ont passé de lAsie en Amérique , sétant trouvés,pour ainsi dire, seuls, leur race sest conservée dans ce continentdésert, tandis quelle a été entièrement détruite par le nombredes autres hommes dans les contrées peuplées ? C ne circonstancejjie paroit avoir concouru au maintien de cette ancienne race degéans dans le continent du nouveau inonde; ce son L les liantesmontagnes qui le partagent; dans toute sa longueur et sous tousles climats. Or on sait quen général les habitaus des montagnessont plus'grands et plus forts que ceux des vallées ou des plaines.Supposant donc quelques couples de géans passés en Amérique , ils auront trouvé la liberté, la tranquillité, la paix, ou d'autresavantages que peut-être ils navoient pas chez eux, nauront-ilspas choisi dans les terres de leur nouveau domaine celles qui leurconvenoient le mieux, tant pour la chaleur que pour la salubrité