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HISTOIRE NATURELLEposée cle poudre de pierre, mais mélangée d’argile ou de terre li-moneuse, n’aura pu former qu’un plâtre impur et grossier, plusou moins coloré suivant la quantité de ces mêmes terres : aussivoit-on dans les carrières plusieurs bancs de plâtres imparfait»;et le bon plâtre se fait souvent chercher bien au-dessous desautres.
Les couches de plâtre, comme celles de craie, ne se trouventpas sous les couches des pierres dures ou des rochers calcaires; etordinairement les collines à plâtre ne sont composées que de petitgravier calcaire, detuflau, qu’on doit regarder comme une pous-sière de pierre, et enfin de marne, qui n’est aussi que de la poudrede pierre mêlée d’un peu de terre. Ce n'est que dans les couche»les plus basses de ces collines et au-dessous de tous les plâtres,qu on trouve quelquefois des bancs calcaires avec des impressionsde coquilles marines. Ainsi toutes ces poudres de pierre, soit craie,marne ou tuffau, ont été déposées par des alluvions postérieures ,avec les plâtres, sur les bancs de pierre qui ont été formés les pre-miers, et la masse entière de la colline plâtreuse porte sur cettepierre ou sur l'argile ancienne et le schiste, qui sont le fondementet la base générale et commune de toutes les matières calcaires etplâtreuses.
Comme le plâtre est une matière très-utile, il est bon de donnerune indication des différons lieux qui peuvent en fournir, et oùil se trouve par couches d’une certaine étendue, à commencerparla colline de Montmartre 4 Paris ; on en tire des plâtres blancs,gris, rougeâtres, et il s y trouve une très-grande quantité degypse, c’est-à-dire, des stalactites transparentes et jaunâtres enassez grands morceaux plus ou moins épais, et Composés de lames,minces appliquées les unes contre les autres. Il y a aussi de bonplâtre à Passy, à Montreuil près de Creleil, à Gagny , et dans plu-sieurs endroits aux environs de Paris : on en trouve de même àDecizeen Nivernois, à Sombernonprèsde Vitteaux en Bourgogne ,où le gypse est blanc et très-transparent, a Dans le village de Cliar-« cev, situé à trois lieues au couchant de Chàlons-sur- Saône ,« sur la route de cette ville à Autun , il y a, m’écrit M. Dumorey t« des carrières de très-beau plâtre blanc et gris. Ces carrières s'é-<c tendent dans une grande partie du territoire; elles sont à peu« de profondeur en terre : on les découvre souvent en cultivant« les vignes qui couvrent la colline où elles se trouvent; elles sont« pkcées presque au pied du coteau, qui esL dominé de tontes<( parts des montagnes les plus élevées du pays. La surface de tout«. le coteau n'est pas sous des pentes uniformes; elle est au con-