CONCRÉTIONS D,U CUIVRE. tü 7
d'une lettre deM. Polony, médecin du roi au cap Français , qui, pen-dant un assez long séjour au Mexique , a suivi Ls opérations de cetravail. Ce savant observateur y rend compte des procédés actuel-lement en usage au Mexique . « O11 réduit, dit-il, en poudre im-« palpable, le în.nerai d’argent, dont on forme une pâte liquide<c en rhumectant successivement jusqu’à ce que toute la masse« soit de la même consistance : on y ajoute alors une certaine«. composition appelée magistral, et on repasse toute la pâte au« moulin, alin d’y incorporer uniformément ce magistral qui« doit opérer la déminéralisation. On fait ensuite avec celte pâte« différentes pyramides d’environ dix-huit à vingt quintaux« chacune; on les laisse fermenLer trois jours sans y toucher : au« bout de ce temps, un homme enfonce la main dans la pâte, et« juge par le degré de chaleur si la déminéralisation s’est opé-« rée ; s’il juge le contraire, on étend la pâte, on l’humecle de« nouveau, on y ajoute du magistral, et on la réduit encore eu« pyramides, qu’on laisse de nouveau fermenter pendant trois« jours : après cela on étend la pâte sur des glacis à rebords; on« y jelte une pluie de mercure qu’on y incorpore intimement enV pétrissant la pâte, on le remet en tas, et trois ou quatre jours« après, à l'aide de différentes lotions, on ramasse le mercure qui« se trouve chargé de tout l’argent qui s’est déminéralisé pendant« l’opération, n
M. Polony se propose de publier la composition de ce magistral,qui n’est pas encore bien connue. Cependant je soupçonne que cecomposé n’est que du sel marin auquel on ajoute quelquefois dela chaux ou de la terre calcaire, comme nous l’avons dit à l'articlede l’argent ; et dans ce cas, le procédé décrit par M. Polony, et quiest actuellement en usage au Mexique , ne diffère de celui qu’onemploie depuis long-temps au Pérou que pour le temps où l’onfait tomber le mercure sur le minerai d'argent.
VW vwV\VVUWVW V VW VVNW\ WU'VWWWVW
CONCRÉTIONS DU CUIVRE.
L. cuivre de première formation, fondu par le feu primitif, etle cuivre de dernière formation, cémenté sur le fer par l’inter-mède de l’eau , se présentent également dans leur élat métallique :mais la plupart des mines de cuivre sont d’une formation inter-médiaire entre la première et la dernière. Ce cuivre de seconde