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Tome quatrième.
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t5S histoire natlrf.lle.

à l'exception des plus hautr-s montagnes. Les premiers végétaux etanimaux terrestres ont habité ces hauteurs, tandis que les coquil-lages , les madrépores, et les végétaux marins, se formoient au seindes eaux.

Ha multiplication des uns et des autres éloit aussi prompte quenombreuse, sur une terre et dans des eaux dont la grande cha-leur mctloit en activité tous les principes de la fécondation.

Il sest produit dans ce temps des myriades de coquillages quiont absorbé dans leur substance coquilleuse une immense quan-tité deau, et dont les détri mens ont ensuite formé nos montagnescalcaires : tandis quen meme temps les arbres et autres végétauxqui couvroient les terres élevées produisoient la terre végétalepar leur décomposition, et étoient ensuite entraînés avec les py-rites et autres matières combustibles, par le mouvement deseaux, dans les cavités du globe, elles servent daliment aux feuxsouterrains.

A mesure que les eaux sabaissoient, tant par labsorption dessubstances coquillouses que par l'affaissement des cavernes et desboursouflures des premières couches du globe, les végétaux sé-tendoient par de grandes accrues sur toutes les terres que les eauxlaissoient à découvert par leur retraite ; et leurs débris accumuléscombloient les premiers magasins des matières combustibles, ouen formoient de nouveaux dans les profondeurs du globe, qui neseront épuisés que quand le feu des volcans en aura consommétontes les matières susceptibles de combustion.

Les eaux, en tombant de latmosphère sur la surface du globeen incandescence, furent dabord rejetées en Vapeurs, et ne purentsy établir que lorsquil fut attiédi; elles firent dès ces premierstemps de fortes impressions sur les matières vitrfiées qui compo-soient la masse entière du globe; elles produisirent des fentes etfèluies dans le quarz; elles le divisèrent, ainsi que les antres ma-tières vitreuses, en fragmens plus ou moins gros, en paillettes eten poudre, qui par leur agrégation formèrent ensuite les grès, lestalcs , les serpentines et autres matières dans lesquelles on recon-noît encore la substance des verres primitifs plus ou moins alté-rée. Ensuite, par une action plus longue, les élémens humidesont converti toutes ces poudres vitreuses en argiles et en glaisesqui ne diffèrent des grès et des premiers débris des verres primi-tifs que par 1 atténuation de leurs parties constituantes, devenuesplus molles et plus ductiles par laction constante de leau, qui a ,pour ainsi dire, pourri ces poudres vitreuses , et les a réduites enterre.