j58 HISTOIRE NATURELLE.
prégnés de l'acide vilriolique conLenu dans les argiles et les
glaises.
Toutes ces grandes masses de matières calcaires et argileusesune fois établies et solidiiiées par le dessèchement, après l'abaisse-ment ou la retraite des eaux, se sont trouvées exposées à l’actionde l'air et à toutes les impressions de l'atmosphère et de l’acideaerien qu’il contient : ce premier acide a exercé son actionsur toutes les substances vitreuses, calcaires, métalliques et li-moneuses.
Les eaux pluviales oui d’abord pénétré la surface des terrainsdécouverts; elles ont coulé par les l’entes perpendiculaires ou in-clinées, au bas desquelles les lits d’argile les ont reçues et retenuespour les laisser ensuite paroilre en forme de sources, de font ainesqui toutes doivent leur origine et leur entretien aux vapeursaqueuses transportées par les vents de la suriàce des mers sur celledes continens terrestres.
Ces eaux pluviales, et même leurs vapeurs humides, agissantsur la surface ou pénétrant la substance des matières vitreuses etcalcaires, enont détaché des particules pierreuses, dont elles se sontchargées et qui ont formé de nouveaux corps pierreux. Ces molé-cules détachées par 1 eau se sont réunies, et leur agrégation a pro-duitdes stalactites transparentes et opaques, selon cjue ces mêmesparticules pierreuses étoient réduites à une plus ou moins grandeténuité, et qu’elles ont pu se rassembler de plus près par leur ho-mogénéité.
C’est ainsi que le quans, pénétré et dissous par l’eau , a produit,par exsudation , les cristaux de roche blanc et les cristaux colorés,tels que les améthystes, cristaux topazes , chrysoliles et aigues-ma-rines, lorsqu’il s’est trouvé des matières métalliques, et particu-lièrement du fer, dans le voisinage ou dans la route de 1 eau char-gée de ces molécules quarzeuses.
C’est ainsi que le feld-spalli seul, ou le feld-spath mêlé de quarz,a produit tous les cristaux chatoyans, tels que le saphir d’eau, lapierre de Labrador ou de Russie , les yeux de chat, l’œil de pois-son , l’œil de loup, l’aventurine et l’opale, qui nous démontrent,par leur chatoiement et par leur fusibilité, qu’ils tirent leur ori-gine et une partie de leur essence de feld-spath pur ou mélangéde quarz.
C’est par les mêmes opérations de nature que le schorl seul, oule schorl mêlé de quarz, a produit les émeraudes, les lopazes-ru bis-saphirs du Brésil , k topaze de Saxe, le béril, les péridots, les gre-nats, les hyacinthes et la tourmaline, qui nous démontrent, ’j: ar