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Tome quatrième.
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électrique auxTnatii-res enflammées et électrisées en moins; ce quiproduit de nouvelles foudres, et cause dautres secousses et des ex-plosions qui bouleversent et entrouvrent la surface de la terre.

De plus, 1 es substances vitreuses qui forment les parois des ca-vités des volcans, el qui ont reçu une quantité de fluide élec-trique proportionnée à la chaleur qui lésa pénétrées, s'en trou-vent surchargées à mesure quelles se refroidissent; elles lancentclenouvelles fond res contre les matières enflammées , et produisentde nouvelles secousses qui se propagent à des distances plus oumoins grandes, suivant la disposition des matières conductrices.Et comme le fluide électrique peut parcourir en un instant l'es-pace le plus vaste, en ébranlant tout ce qui se trouve sur son pas-sage, c'est à cette cause que l'on doit rapporter les commotions etles tremblemens de terre qui se font sentir, presque dans le mêmeinstant, à de très-grandes distances; car si l'on veut juger de htforce «prodigieuse des foudres qui produisent les tremblemens deterre les plus étendus . que lon compare l'espace immense et d'untrès-grand nombre de lieues, que les substances conductricesoccupent quelquefois dans le sein de la terre, avec les petitesdimensions des nuages qui lancent la foudre des airs, dont laforce suffit cependant pour renverser les édifices les plus solides.

On a vu le tonnerre renverser des blocs de rocher de plus deving-cinq toises cubes. Les conducteurs souterrains peuvent êtreau moins cinquante mille fois pins volumineux que les nuagesorageux : si leur force étoit en proportion, la foudre quils pro-duisent pourrait doue renverser plus de douze cent mille toisescubes; et comme la chaleur intérieure de la terre est beaucoupplus grande que celle de l'atmosphère à la hauteur des nuages , lafoudre de ces conducteurs électriques doit être augmentée danscette proportion , et dès-lors on peut dire que celte force est assezpuissante pour bouleverser el même projeter plusieurs millions dotoises cubes.

dans tout îc corps et s être élevée plus d'un pied au sommet du four, soit absolu-ment tombée.

Le four dans lequel tomba le tonnerre est de îiuit pieds de largeur en carré ,sur environ dix pieds de hauteur. Le dessous du four a les mêmes dimensions $mais il est élevé seulement de six pieds. Ou lVmploie a cuire des biscuits et lemassicot, pour le blanc de la fournée suivante. Ouant li la gorge du lour, elle estaussi de six pieds de haut, mais de largeur inégale, puisque le four ua pas quatrepieds de largeur U son ouverture. Il est donc aisé de conclure que la force qui put,eu uu seul instant . anéantir une pareille niasse ignée , dut être d'une puissanceétonnante. /Extrait d'une lettre de 31. de la Tour <T Aigues , président à mor-tier au parletnent de Provence , écj'itc à 31. Daulenton , garde du Cabinet duRoi, de ïAcadémie des Sciences.