TPiAITÉ DE L'AIMANT, etc. )f,<j
Maintenant si nous considérons le grand nombre de volcans ac-tuellement agissans, et le nombre inliniment pins grand des an-ciens volcans éteints , nous reconnoîli'ons qu’ils forment de largesbandes dans plusieurs directions qui sétendenL autour du globe,et occupent des espaces d’une très-longue étendue, dans lesquelsla terre a été bouleversée, et s’est souvent affaissée au-dessous ouélevée au-dessus de son niveau. C’est surtout dans les régions delàzone torride que se sont faits les plus grands cliangemens. On peutsuivre la ruine des conlinens terrestres et leur abaissement sousles eaux, en parcourant les îles de la mer du Sud. On peut voir,au eonIraire, l’élévation des terres par l’inspection des montagnesde l’Amérique méridionale, dont quelques-unes sont encore desvolcans agissans. On retrouve les mêmes volcans dans les îles delàmer Atlantique, dans celles de l’Océan indien , et' jusque dans lesrégions polaires, comme en Islande , en Europe,et à la Terre-de-Feu à l’extrémité de l’Amérique . La zone tempérée offre de mêmedans les deux hémisphères une infinité d’indices de volcans éteints;et l'on ne peut douter que ces énormes explosions, auxquelles l’élec-tricité souterraine a la plus grande part, liaient très-ancienne-ment bouleversé les terres à la surface du globe, à une assez grandeprofondeur, dans une étendue de plusieurs centaines de lieues endifférons sens.
M. Fanjas de Saint-Fond , l’un de nos plus sa vans naturalistes,a entrepris de donner la carte de tous les terrains volcanisés quise voient à la surface du globe, et dont on peut suivre le courssous les eaux de la mer, par l’inspection des des, des écueils etautres fonds volcanisés. Cet infatigable et bon observateur a par-couru tous les terrains qui offrent en Europe des indices du feuvolcanique; et il a extrait des voyageurs les renseignemens surcet objet, dans tontes les parties du monde : il a bien voulu mefournir des notes, en grand nombre, sur tous les volcans del’Eu-rope qu’il a lui-même observés; j’ai cru devoir en présenter icil’extrait, qui ne pourra que confirmer tout ce que nous avons ditsur les causes et les effets de ces feux souterrains.
En prenant le volcan brûlant du mont Hécla en Islande pourpoint de départ, on peut suivre, sans interruption, une assez largezone entièrement volcanisée, où l’observateur ne perd jamais devue, unseul instant, leslavesde toute espèce. Aprèsavoir parcourucette île, qui n'est qu’un amas de volcans étein ts, adossés contre lamontagne principale, dont les lianes sont encore embrasés, sup-posons qu'il s’embarque à la pointe de l’ile qui porte le nom deLong-Nez. Il trouvera sur sa roule Vesterhorn , Portland et