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Tome quatrième.
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TRAITÉ DE LAIMAIT, etc. 17r

qnon peut regarder comme la limite du terrain volcanisé. Cesmêmes volcans dAuvergne sétendent, dun côté, par Saint-FIouret Aurillac , jusquen Ilonergue, et de l'autre, dans leVélay; eten remontant la Loire jusquà sa source, parmi les laves, nousarriverons au Mont-Mezin , qui est un grand volcan éteint, dontla base a plus de douze lienescle circonférence, et dont la hauteursélève au-dessus de neuf cents toises. Le Vivarais est attenant auVélay, et lon y voit un très-grand nombre de cratères de vol-cans éteints, et des chaussées de basalte,que lon peut suivre danshmr largeur jusquà Rocliemaure, au bord du Rhône , en face daMontélimar : mais leur développement en longueur sétend parCassan, Sainl-Tibéri, jusquà Agde , la montagne volcaniquede Saint- Loup offre des escarpemcnsde lave dune grande épaisseuret cTune hauteur très-considérable.

Il paroit qu'auprès dAgdc les laves s'enfoncent sous la nier ;mais on ne tarde pas à les voir reparaître entre Marseille et Tou­ lon , lon connoîtle volcan dOllioule et celui des environs deTourves . De grands dépôts calcaires ont recouvert postérieure-ment plusieurs de ces volcans : mais on en voit dont les som-mités paraissent sortir du milieu de ces antiques dépouilles dela mer; ceux des environs de Fréjus et d'Antibes sont de cenombre.

Ici les Alpes maritimes ont servi de barrière aux feux souter-rains de la Provence , et les ont, pour ainsi dire, empêchés de sejoindre à ceux de lItalie , par la voie la plus courte; car derrièreces mêmes Alpes il se trouve des volcans qui, en ligne droite, nosont éloignés que de trente lieues de ceux de Provence .

La zone incendiée a donc pris une autre route ; on peut mêmedire quelle a une double direction en partant dAntibes . La pre-mière arrive, par une communication soumarine, en Sardaigne ;elle coupe le cap Carbonaira, traverse les montagnes de cette ile,se replonge sous les eaux pour reparaître à Carlhagène , et sejoindre à la chaîne volcanisée du Portugal , jusquà Lisbonne ,pour traverser ensuite une partie de lEspagne , M. Bowles areconnu plusieurs volcans éteints. Telle est la première ligne dejonction des volcans de France .

La seconde se dirige également par la mer, et va joindre l'Italie entre Gênes et Florence . On entre ici dans un des plus vastes do-maines du feu : lincendie a été presque universel dans toute lIta­ lie et la Sicile , il existe encore deux volcans brûlans, le Vésuve et l'Etna , des terrains embrasés, tels que la Solfatera, des îles in-cendiées, dont une, celle de Slromboli, vomit sans relâche, et