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Tome quatrième.
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HISTOIRE NATTEELLE.dans tous les temps, des laves, des pierres ponces, et jette desflammes qui éclairent la mer au loin.

Le \ csuve nous offre un foyer en activité, couronné et recou-vert de toutes parts des produits les plus remarquables du feu, etjusquà des villes ensevelies à dix-huit cents pieds de profondeur,sous les matières projetées par le volcan. D'un coté, la mer nousmontre les îles volcanisées d Ischia , de Proeida, de f.aprée, etc.,et de lautre le continent nous offre la pointe de Misène , Paves ,Pouzzolcs, le Pausiiipo, Portici , la côte deSorenlo, le cap defllinervc.

Le lac Agnnno, Castra ni, le Monte-T'suovo, le Monte-Barbara,la Solfatera, sont autant de cratères qui ont vomi, pendant plu-sieurs siècles, des monceaux immenses de matières volcaniques.

Mais une chose digne de remarque, cest que les volcans desenvirons de Naples et de la terre de Labour, comme les autresv olcans dont nous venons de parler, semblent toujours éviter les-montagnes primitives, quarzeuses et granitiques, et cest par cetteraison qu'ils n ont point pris leur direction par la Calabre pouraller gagner la Sicile . T/es grands courans de laves se sont frayéune route sous les eaux de la mer, et arrivent, du golfe de Naples,le long de la côLe de Sorente, paraissant à découvert sur le rivage,et formant des écueils de matières volcaniques, qu'on voit dedistance en distance, depuis le promontoire de Minerve jusquauxîles de Lipari . Les iles de Baziluzzo, les Cabianea, les Caliera , Pa-nariii, etc., sont sur ceite ligne. "Viennent ensuite file des Salines,celles de Lipari , "Volcanello et Volcano , autre volcan brûlantles feux souterrains fabriquent en grand de grosses masses devéritables pierres ponces. En Sicile , les monts Neptuniens, commeles Alpes en Provence , ont forcé les feux souterrains à suivre leurscontours, et à prendre leur direction par le val Demona. Danscette île, lEtna élève fièrement sa tète au-dessus de tous les vol-cans de l'Europe ; les éjections qu'a produites ce foyer immensecoupent le val de N'oto, et arrivent à lextrémité de la Sicile par leca]> Passaro.

Les matières volcaniques disparaissent encore ici sous les eauxde la mer : mais les écueils de basalte, qu'on voit de distance endistance , sont des signaux évidens qui tracent la route de. lem-brasement : on peut arriver, sans sen écarter, jusquà l'Archi­ pel , l'on trouve Saiiloiini, et les autres volcans quun obser-vateur célèbre a fait conuoîtiv dans son Voyage pittoresque de laGrèce l .

r jU. le comU CUüi^çui Cuuiiicr.