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Tome quatrième.
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55 Ü HISTOIRE NATURELLE

lon voit, fort différent. Une particule de matière à laquelle iinattribue pas de mouvement est fort différente d un animal-cule; et il est étonnant que Leeuwenboeck , en se copiant lui-même, ait changé cet article essentiel. Ce quil ajoute immédia-tement après mérite aussi attention. H dit qu'il sest souvenuquà la prière de M. Oldenburg il avoit observé celle liqueurtrois ou quatre ans auparavant, et qualors il avoit pris ces ani-malcules pour des globules : cest quen effet il y a des tempsces prétendus animalcules ne sout que des globules, des temps ce ne sont que des globules sans presque aucun mouvementsensible , dautres temps ce sont des globules en grand mou-vement , des temps ils ont des queues, dautres ils nenont point. Il dit, en parlant en général des animaux sperma-tiques ( tome III, page 071 ) : Ex hisce meis observationibus co-gitare cœpi, quamvis cintehae, de animalculis in seminibus mas-culinis agens, scripserim me in illis coudas non detexisse , fieritarnen pusse ut ilia animalcula œquè caudis fuerint instrucla acnunc comperi de animalculis in gallorum galünaceorum seminemasculino. Autre preuve quil a vu souvent les prétendus ani-maux spermatiques de toute espèce sans queues.

On doit remarquer en second lieu que les filamens dont nousavons parlé, et que lon voit dans la liqueur séminale avant quellesoit liquéfiée, avoient été reconnus par Leeuwenboeck, et quedans le temps de ses premières observations, lorsquil navoit pointencore fait dbypothèses sur les animaux spermatiques, ces fila-mens lui parurent des veines, des nerfs et des artères; quilcroyoit fermement que toutes ces parties et tous les vaisseaux ducorps humain se voyoient dans la liqueur séminale aussi claire-ment quun anatomiste les voit en faisant la dissection dun corps,et quil persisloit dans ce sentiment, malgré les représentationsquOldenburg lui fhisoit à ce sujet de la part de la société royale :mais dès quil eut songé à transformer en hommes ces prétendusanimaux spermatiques, il ne parla plus des vaisseaux quil avoitobservés ; et au lieu de les regarder comme les nerfs, les artères etles veines du corps humain, déjà tout formés clans la semence, ilne leur attribue pas même la fonction quils ont réellement, quiest de produire ces corps mouvans , et il dit ( tome I, page 7 ) :Quid fiel de omnibus illis particulis seu corpusculis prccter iliaanimalcula semini virili hominum inhœrentibus ? Olirn et prius~quàm hœc scriberem, in ea sententia fui prœdictas strias vel vasaêx testiculis principium secum ducere , etc. Et dans un autre ildit que sil a écrit autrefois quelque chose au sujet de ces vaisseaux