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Tome quatrième.
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DES ANIMAUX. S5 9

qnon trouve dans la semence, il ne faut y faire aucune attention ;en sorte que ces vaisseaux, quil regardoit, clans le temps de sa»couverte, comme les nerfs, les veines et les artères du corps quiclevoit être formé, ne lui parurent dans la suite que des filamensinutiles et auxquels il nattribue aucun usage, auxquels même ilne veut pas quon fasse attention.

Nous observerons en troisième lieu que si lon compare lesfigures 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11 (planche i4), que nous avonsfait ici représenter comme elles le sont dans les Transactions phi-losophiques, avec celles que Leeuwenhocck fit graver plusieursannées après, on y trouve une différence aussi grande quellepeut lêtre dans des corps aussi peu organisés, surtoutles figures i3,i4 et i5 des animaux morts du lapin. Il en est de même de ceuxdu chien; je les ai fait représenter, afin quon puisse en jugeraisément. De tout cela nous pouvons conclure que Leeuwenhoeckna pas toujours vu les mêmes choses ; que les corps mouvansquil regardoit comme des animaux lui ont paru sous des formesdifférentes, et qu'il na varié dans ce quil en dit que dans la vueden faire des espèces constantes dhommes ou danimaux. Non-seulement il a varié dans le fond de lobservation, mais mêmesur la manière de la faire ; car il dit expressément que toutes lesfois quil a voulu bien voir les animaux spermatiques, il a tou-jours délayé cette liqueur avec de l'eau, afin de séparer et diviserdavantage la liqueur, et de donner plus de mouvement à ces ani-malcules : et cependant il dit, dans sa première lettre à mylordBrouncker, quayant mêlé de leau de pluie en quantité égale avecde la liqueur séminale dun chien, dans laquelle, lorsquil lexa-tninoit sans mélange, il venoit de voir une infinité danimalculesvivans, cette eau quil mêla leur causa la mort. Ainsi les premièresobservations de Leeuwenhoeck ont été faites, comme les miennes,sans mélange, et il paroît quil ne sest avisé de mêler leau avecla liqueur que long-temps après, puisquil croyoit avoir reconnu,par le premier essai quil en avoit fait, que cette eau faisoit périrles animalcules; ce qui cependant nest point vrai: je crois seule-ment que le mélange de leau dissout les filamens très-prompte-ment; car je nai vu que fort peu de ces filamens dans toutes lesobservations que jai faites lorsque javois mêlé de leau avec laliqueur.

Lorsque Leeuwenhoeck se fut une fois persuadé que les ani-maux spermatiques se transformoient en hommes ou en animaux,il crut remarquer dans les liqueurs séminales de chaque espècedanimal deux sortes danimaux spermatiques, les uns mâles et