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Tome quatrième.
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DES ANIMAI; X. 68,,

immédiatement après l'enfantement, comme il couloit avant laconception.

On sait que, dans les premiers temps de la grossesse, le sac quicontient lœuvre de la génération nest point du tout adhérent àla matrice; on a vu, par les expériences de Graaf, quon peut,en soufflant dessus la petite bulle, la làire changer de heu :ladhérence nest même jamais bien forte dans la matrice desfemmes, et à peine le placenta tient-il à la membrane intérieurede ce viscère dans les premiers temps; il ny est que contigu etjoint par une matière mucilagineuse qui na presque aucune ad-hésion : dès-lors pourquoi arrive-t-il que, dans les fausses cou-ches du premier et du second mois, cette huile, qui ne tient àrien, ne sort cependant jamais quavec grande effusion de sang?(la nest certainement [pas la sortie de la bulle qui occasionecette effusion, puisquelle ne tenoit point du tout à la matrice;cest au contraire laction de ce sang qui oblige la bulle à sortir :et 11 e doit-on pas croire que ce sang est celui des menstrues, qui,en forçant les canaux par lesquels il avoit coutume de passeravant la conception , en détruit le produit en reprenant sa routeordinaire?

Les douleurs de lenfantement sont occasionécs principalementpar cette action du sang ; car on sait quelles sont tout au moinsaussi violentes dans les fausses couches de deux et trois mois quedans les acconchemens ordinaires, et quil y a bien des femmesqui ont, dans tous les temps, et sans avoir conçu, des douleurstrès-vives lorsque lécoulement périodique est sur le point de pa-roître, et ces douleurs sont de la même espèce que celles de lafausse couche ou de laccouchement : dès-lors ne doit-on pas soup-çonner quelles viennent de la même cause ?

Il paroît donc que la révolution périodique du sang menstruelpeut influer beaucoup sur laccouchement, et quelle est la causede la variation des termes de laccouchement dans les femmes,d'autant plus que toutes les autres femelles qui ne sont pas sujettesàcet écoulement périodique mettent bas loujoursau même terme:mais il paroitaussi que cette révolution occasionée par laction dusang menstruel nest pas la cause unique de laccouchement, et quelaction propre du fœtus ne laisse pas dy contribuer, puisquon avu des enfans qui se sont fait jour el sont sortis de la matrice aprèsla mort de la mère; ce qui suppose nécessairement dans le loetusune action propre et particulière, par laquelle il doit toujours fa-ciliter son exclusion, et même se la procurer en entier dans de cer-tains cas.

Bujjin. 4

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