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Tome cinquième.
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DE LHOMME. 33 q

« Selon lui, leur corps et leur raison sont bien plus tôt formés;nussi vieillissent-ils de meilleure heure. 11 nest pas rare dy voirdes enfans répondre avec tout le bon sens dun âge mûr; mais ilne lest pas moins dy trouver des vieillards octogénaires. Cettedernière observation ne porte que sur les colons : cir les ancienshabitans parviennent à une extrême vieillesse, beaucoup moinspourtant depuis quils boivent des liqueurs fortes. Les Européensy dégénèrent sensiblement. Dans la dernière guerre, l'on observaque les enfans des Européens nés en Anurique netoient pas euétat de supporter les fatigues de la guerre et le changement declimat, comme ceux qui avoientété élevés en Europe . Dès lâgede trente ans les femmes cessent dy être fécondes. »

Dans un pays les Européens multiplient si promptement, la vie des naturels du pays est plus longue quailleurs, il nestguère possible que les hommes dégénèrent, et je crains que cetteobservation de M. Kahn ne soit aussi mal fondée que celle de cesserpens qui, selon lui, enchantent les écureuils , et les obligentpar la force du charme de venir tomber dans leur gueule.

On n'a trouvé que des hommes forts et robustes en Canada etdans toutes les autres contrées de l'Amérique septentrionale :toutes les relations sont daccord sur cela. Les Californiens , quiont été découverts les derniers, sont bien faits et fort robustes; ilssont plus basanés que les Mexicains , quoique sous un climat plustempéré : mais cette différence provient de ce que les côtes de laCalifornie sont plus bassesv.que les parties montagneuses du Mexi­ que , les habitans ont dailleurs toutes les commodités de la viequi manquent aux Californiens.

Au nord de la presquîle de Californie , sétendent de vastesterres découvertes par Drake en 1678, auxquelles il a donné lenom de nouvelle Albion; et au-delà des terres découvertes parDrake, dautres terres dans le même continent, dont les côtes ontété vues par Martin dÀguilar eu 1 6 o 3 . Cette région a été reconnuedepuis en plusieurs endroits des côtes, du 4 oe. degré de latitudejusquau 65 e ., cest-à-dire, à la même hauteur que les terres de Kam-tschatka , par les capitaines Tschirikow et Behring. Ces voyageursrusses ont découvert plusieurs terres qui savancent au-delà versla partie de l'Amérique qui nous est encore très-peu connue.M. Kracheninnikow, professeur à Pétersbourg, dans sa descrip-tion de Kamtschatka, imprimée en 1749, rapporte les faits suivans.

« Les habitans de la partie de lAmérique la plus voisine de