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Tome cinquième.
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352 HISTOIRE NATURELLE

an bout de ce cordon est une aiguille d'os, qui joint ensemble lesdeux parties de ce vêlement. Lautre pièce est enveloppée autourde la ceinture eL pend presque à terre. Les hommes ne portentque dans cerlaines occasions cet habit de dessous; ils ont uneceinture à laquelle pend une petite corde destinée à un usagetrès-singulier. Les insulaires de la nier du Sud se fendent le pré-puce pour l'empêcher de couvrir le gland : les Zélaudais ramè-nent au contraire le prépuce sur le gland ; et afin de l'empêcherde se retirer, ils en nouent lextrémité avec, le cordon attaché àleur ceinture, et le gland est la seule partie de leur corps quilsmontrent avec une honte extrême. »

Cet usage plus que singulier semble être fort contraire à lapropreté ; mais il a un avantage, cest de maintenir celte partiesensible et fraîche plus long-temps; car lon a observé que tousles circoncis et même ceux qui, sans être circoncis, ont le pré-puce court, perdent, dans la partie quil découvre, la sensibilitéplutôt que les autres hommes.

« Au nord de la Nouvelle-Zélande , continue M. Cook, il y ades plantations dignames, de pommes de terre et de cocos : onna pas remarqué de pareilles plantations au sud; ce qui fait croireque les habitans de cette partie du sud ne doivent vivre que deracines de fougère et de poisson. Il paroit quils nont pas d'autreboisson que de l'eau. Us jouissent sans interruption dune bonnesanté, et on nen a pas vu un seul qui parût affecté de quelquemaladie. Parmi ceux qui étoient entièrement nus, on ne sestpas aperçu quaucun eût la plus légère éruption sur la peau, ni au-cune trace de pustules ou de boulons; ils ont dailleurs un grandnombre de vieillards parmi eux, dont aucun nest décrépit.

<c Ils paroissent faire moins de cas des femmes que les insulairesde la mer du Sud; cependant ils mangent avec elles , et les Ota-hitiens mangent toujours seuls : mais les ressemblances quontrouve entre ce pays et les îles de la mer du Sud, relativementaux autres usages, sont une forte preuve que tous ces insulaires

ont la même origine. La conformité du langage paroit établir

ce fait dune manière incontestable. Tupia, jeune Otahitieu quenous avions avec nous, se faisoit parfaitement entendre des-landais. »

M. Cook pense que ces peuples ne viennent pas de lAmérique ,qui est située à lest de ces contrées; et il dit quà moins qu'il n'y