SUR LES STEPPES.
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Chan ou des Monts-Célestes et vers le lacd’Aral, que s’étendent, dans une longueurde plus de deux mille lieues, les steppesles plus élevées et les plus vastes dumonde. Quelques - unes sont des plainescouvertes d’herbes ; d’autres se parent deplantes salines, toujours vertes, grasses etarticulées. Un grand nombre brillent auloin d’efflorescences muriatiques qui secristallisent en forme de lichens et quicouvrent le sol glaiseux de taches éparsessemblables à de la neige nouvellementtombée.
Ces steppes tartares et mongoles , in-terrompues par diverses chaînes de mon-tagnes, séparent, des peuples encore gros-siers du nord de l’Asie , la race deshommes anciennement civilisés , qui,depuis un temps immémorial, habitent