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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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gien; à leurs côtés est une femme avecun enfant dans ses bras. Ce groupe futpeut-être un ex-voto, ce qui prouve-rait que cette coutume , qui s’est con-servée dans le midi de l’Europe , estfort ancienne.

Tous ces objets sont en bronze ; ceuxen marbre consistent en une tête et unpied mutilés, un buste de vieillard, unbras et des fragmens de statues d’unegrandeur colossale, un assez beautorse, égalementde grandeur colossale,et du plus beau fini, sur lequel esttracée l'ébauche d’une petite statue , etune tête de Jupiter. C’est ce qui, jointà sa position, porte à présumer quece temple dut être consacré au maîtredes dieux. Les décurions durent , àl’exemple des sénateurs à Rome , s’as-sembler dans celui-ci, et le choisirpour le lieu de leurs délibérations. Onl’a, en conséquence, appelé le sena-culum.

Vient ensuite un vaste temple,auquel on a donné le nom de Pan-théon . Sa forme approche de celle dutemple de Sérapis à Pouzzoles ; onpourrait l’appeler la galerie des fêtesde Pompeï . Il offre un portique décoréde deux ordres de colonnes , et dans lemilieu une cour aucentredelaquelleestun autel environné de douze piédes-taux, destinés aux douze divinitésprincipales. Sur les murs de ce péris-tyle sont des peintures de tout ce quipeut servir à un repas : des poissons,des perdrix, des amphores pour le vin.Sur la partie gauche sont peints desmoutons, des bœufs , une corne d’a-bondance qui se vide dans des plats,et Psyché suivant l’Amour à un festin.Sur la droite sont douze chambi-es,probablement les cellules des prê-tres desservant le temple, et qu’onnommait augustals. Dans le haut estle sanctuaire avec quatre niches, et un

piédestal qui devait soutenir la statued’Auguste , dont on a retrouvé un seulbi'as portant un globe. Les niches étaientpratiquées pour recevoir les statues dela famille impériale. On a retrouvécelles de Livie dans tout l’éclat de sabeauté, et de Drusus adolescent, en-veloppé d’une draperie. De là on passedans un triclinium, où les prêtres ouAruspices prenaient leurs repas ; ilpeut contenir jusqu’à trente per-sonnes.

On y voit de grands autels en mar-bre , et des massifs où se posaient lesinstrumens sacrés , et où se dépeçaientles victimes qu’on distribuait au peu-ple. Sur le mur du fond est un tableaude Remus et Romulus : Larentia lesallaite, tandis que les dieux de l’O-lympe veillent sur eux. Sur la portesont peints des quartiers de chair, unehache, des oiseaux morts , une tête desanglier et des jambons. Au bas estun canal pour l’écoulement du sang.A côté de la porte était une cassettegarnie de sa serrure, et dans laquelleétaient enfermées mille trente-sixmonnaies en bronze et quarante-uneen argent.

Au sortir de ce Panthéon , nous en-trâmes dans un autre édifice, formépar des murs en brique, suivant touteapparence fort anciens ; ils enfermentunecourdont l’extrémité supérieure estun sanctuaire élevé de quatre pieds au-dessus du sol. Les fragmens de marbreque nous y vîmes font voir clairementque le temple en fut revêtu en entier.Vis-à-visde ce sanctuaireestun joli au-tel de marbre de Pax - os, orné d’un beaubas-relief, que l’on ci’oit représenterCicéron en costume 1o saci'ifîcaLeur.Cet édifice s’appelle communémentle Temple de Mercure; cependantM. C. Bonucci lui donne le nom detemple de Romulus, parce qu’à l’entrée