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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L ITALIE .

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Pompeï. Ici rien ne se rapproche de cel-les (pue nous avons visi tées ; c’est l’habi-tation non d’un riche, mais d’un hom-me d’une fortune médiocre. Cependanttoujours des fresques. Celle du murextérieur représentait Ulysse repous-sant le breuvage qui lui' est 'offertpar Circé . Comme ce Modeste paraîtavoir été un marchand’de liqueurs,"quelques personnes veulent voir danscette peinture ce que nous nommerionsaujourd’hui une enseigne.

En face de cette habitation en’estune autre qu’on a nommée maison desFleurs ou. du sanglier, à cause d’unemosaïque sur le seuil, représentant unsanglier poursuivi par un chasseur etpar un chien, et des peintures denymphes folâtrant au milieu des fleurs.

Revenant dans la voie domitienne,nous trouvâmes la boutique d’un ma-réchal ferrant ou charron. Sur le de-vant était une enseigne pareille à cellede Modeste.

Après quelques maisons ruinées etauxquelles on ne s’arrête pas, nousvîmes celle de C. Julius Polybe , spa-cieuse et ornée de deux vestibules etd’un atrium entouré d’un portique,autrefois fermé par des cloisons et desvitres. On y voit des mosaïques, despeintures et sur les murs cette inscrip-tion : « Equanus et Vatia se recom-mandent au duumvir G. Jul. Polybe ».

Un auteur, qui en 18m a publiéune traduction nouvelle des fables dePhèdre, a émis l’opinion (pue Polybe n’est autre que Phèdre , qui, pour fuirla persécution de Tibère , s’était re-tiré à Pompeï ; dans ce cas Phèdre n’aurait été qu’un surnom. D’après luiencore, ce Vatia serait celui que nom-me Sénèque , ép. 55, et qui, pour lesmêmes motifs, vint dans la Campanie .

Bientôt après, en tournant le coudeque fait la voie domitienne ou consu-

laire, dans la partie appelée rue del’Arc et en face des thermes pmblics,nous rencontrons l’habitation appeléepar les uns maison du Poêle dramati-que, et par d’autres maison Homérique ,casa Omerica { PI. 68).

C’est une des plus richement ornéeset des plus élégantes qui aient été trou-vées jusqués à ce jour à Pompeï . Unpavé en mosaïque sur le seuil de laporte d’entrée représente un chien en-chaîné, avec ces mots cave, canem ; surle mur à droite, et près de l’entrée, ontrouva des peintures représentant Thé-tis et Achille enfant, Hélène rendueà Ménélas , et la dernière entrevued’Achille et de Briséis , une des plusjolies peintures antiques qu’on'pos-sède. La partie inférieure a été muti-lée, mais la tête de Briséis et beaucoupd’autres, qui sont superbes, n’ont re-çu aucune injure. Des artistes ont as-similé ces fresques aux chefs-d’œuvrede Raphaël . On les a transportées aumusée.

Sur le mur à gauche on trouva uneVénus ressemblant un peu à la Vé-nus de Médicis, à ses pieds une co-lombe tenant une branche de myrtedans son bec. Les figures de femmesdans ces peintures antiques portenttoutes sur le doigt annulaire des ca-mées , taillés en anneaux romains, etsupposés être des emblèmes de fa-mille", ce qui a fait conjecturer que cesfigures étaient des portraits. Sur undes côtés du rectangle on a trouvé unepeinture représentant Dédale volantvers la grande Grèce , et Icare senoyant dans la mer Egée , une divinitémarine s’efforce de le sauver. De cecôté sont également de petites cham-bres décorées de peintures. Dans l’unesont des guerriers à pied et des ama-zones sur des chars. Sous la frise, uneNéréide appuyée sur un taureau ma-