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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

a u père dom An tonio Piaggio, qu’unvif amour des lettres pouvait seul sou •tenir dans une telle entreprise.il trou-va le moyen de dérouler, et de fixersur une membrane transparente, cescylindres, qui ne présentaient guèresplus de consistance que des morceauxd’amadou brûlée. On lui doit la ma-chine aussi ingénieuse que simple,dont on se sert encore aujourd’huipour cette délicate opération. Ce tra-vail a produit jusqu’à présent quatrecent dix manuscrits, dont dix-huitseulement sont bien lisibles, les autresn’étant que des fragmens difficiles àdéchiffrer. En i jg3, on publia à Naples un premier volume de ces papyrus,contenant un ouvrage de Philodemus ,sur la musique. Un autre parut en1809 : il renferme un fragment d’unpoëme latin que l’on croit être de Ra-binius, et le second et le onzièmelivre du Traité d’Epicure sur la na-ture. Le troisième volume, qui est souspresse, contiendra, outre plusieursautres morceaux, le dixième livre dePhilodemus, sur l’Economie , d’aprèslequel il paraîtrait que l’ouvrage surle même sujet , attribué à Aristote ,serait de Théophraste , et le onzièmesur l’Orgueil . On conjecture que tousles autres papyrus sont des ouvragesd’auteurs grecs, à l’exception de vingt-quatre qui seraient écrits en latin.Voici à peu près comme on les divise :60 à 70 sont presque entiers, on enpossédait les deux tiers de 160, lamoitié de 320, le tiers de 200, lequart de rg5 ; 470 à 480 étaient coupéstransversalement, par suite de l’inex-périence des premiers ouvriers. Lenombre des colonnes et des fragmensdéroulés s’élève à 2,366.

La précieuse galerie de tableaux,depuis les Grecs du Bas-Empire jus-qu’aux temps les plus modernes, est

classée dans les autres salles au pre-mier étage, et complète le muséeBourbon. Les plus beaux tableaux dusalon des chefs-d’œuvre sont les sui-vans : un portrait de Philippe II , parTitien ; une Charité, de Schidone; unesainte Famille, de Jules Romain ; deuxautres, de Raphaël ; deux porLraits,par André del Sarte ; un de Léon X ,par Raphaël ; un du cardinal Passerini,du même ; une transfiguration, parGiovan Bellini ; un portrait, par Ve-lasquez ; un paysage, de Claude le Lor-rain; Paul II, par Titien ; le Mariagede sainte Catherine, du Corrège ; l’AngeGardien, du Dominiquin ;laDanaé duTitien ; deux portraits, parWanDyck;deux autres attribués à Rembrandt ;deux autres, par-Rubens ; le Christexpliquant les Saintes Ecritures auxdocteurs, par Salvator Rosa et un Si-lène ivre et des Satyres, par l’Espa-gnolet.

Ces deux noms nous rappellent lespeintres napolitains. Si, comme je lepense, on doit entendre par école dansles arts une suite d’artistes travaillantd’après les principes puisés dans l’ate-lier d’un maître, tels, par exemple, queles nombreux élèves de Michel-Ange ,qui forment l’école florentine, pour lasculpture, ceux de Raphaël ou l’écoleromaine, et ceux des Carraches, quicomposent l’école lombarde, je ne pensepas qu’il existe véritablement une écolenapolitaine; car on ne peut donner cenom aux trois ou quatre peintres mé-diocres sortis de l’atelier de Solimène ,et moins encore au petit nombre d’ar-tistes formés sous SalvatorRosa. Mais,si l’on veut comprendre, dans les signi-fications du mot école, une réuniond’artistes nés dans une même contrée,alors on pourrait trouver à Naples despeintres assez distingués pour occuperune place honorable à côté des autres