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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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tour huit milles. Galeottus Ba relax esfut aussi citoyen de celte ville, lequelArètius Sicilien , en la description deSicile , escrit avoir eu de si grandesforces, que s’appuyant sur icelles, ilsubleva de ses mains de la terre unâne chargé de bois, et qu’il arresla uncheval courant très légèrement à brideà vallée.

Taormine , aux anciens Tauromi-nium, villebastieparlesZanclées. Leon-tium, ville de naissance du sophisteGorgias. Agrigente , Agrigentum, très-vieille cité ruinée parles Carthaginois;puis remise par MégaluselFeriscus. IciPhalarys exerça sa tyrannie , qui tuales hommes jectés en un toreau d’airainallumé de feu. Y a aussi Auguste , par-avant Mégare , Castrogian autrefoisEnne, Déprane, Montroyal, Héraclée ,et plusieurs autres. Nombre de fleuvesl’arrousentesquels, comme en ses lacs,l’on ne méprise la pêche des mulets,aloses, anguilles, tanches et trocles.Toute la mer, tant .à Pachyn qu’à Pa-norme, Drépane et toute la coste versla mer Tyrrhène, foisonne en thons etthonines. Se prennent aussi empe-reurs ou poissons épée, sur la mer deMessine .

La mer Sicilienne est large, et four-nit toute sorte de pescheries, notam-ment de mulets, que les Grecs appel-lent trichies, comme aussi de murèneset lamproies et horcins, qui tiennentle second rang à l’advis d’Athénée auY1I°. Que diray-je du coral, une sortede plante marine qui s’engendre en lamer Drapanilane et de Messine , trèslouable? 11 croit sous l’eau marine;après tiré hors en l’air, il se durcit in-continent en pierre de couleur de pour-pre très agréable aux yeux. Or, la merde Sicile est incertaine, fascheuse,cruelle et diffamée pari es noms, et préju-diciables effets de Scylle et de Carybde.

Scs principales montaignes sontMont - Gibel et Erix Mont -Gibel, auxLatins Ethne, appelé colonne célestedePindare; etTiphœus de Siliusltal.,maintenant Mon, ouMont-Gibel, flam-bant de feux continuels. Virgile III,OEneide le descrit. Pline, liv. III etVIII, Mêla II, ch. 7 , Solin et autres.Eryx est fort renommé par le templequOEnée y fit dresser à Vénus, dequoi Strabon, liv. VIII; Polybe ledescrit tellement au liv. I. Y a aussideux autres montaignes , Nebrodes etNeplunius, de Neptune. Y a un es-chauguette sur la mer Toscanne etAdriatique . L’abondance des daims adonné le nom de Nébrode, pour ce queles daims et biches errent par troupescomme Solin escrit. Or, les Sicilienssont, pour la plupart, subtiles d’es-prit , féconds de nature, facétieuxet aigus , mais babillards : davan-tage, pleins de soupçons et envieux.Aussi âpres et rustiques , vaillans à laguerre, ils font aisément des injures,et sont fort désireux de vengeance.

Retranchez de celte description Ly-ilarnus , les os duquel furent sansmoelle , et le coral , ceste plante ma-nne qui se durcit incontinent a peinetirée hors en l’air , tout le reste estaussi exact qu’on puisse le désirer.Cependant c’est à tort que l’auteurprétend que le cap Pélore fut ainsinommé de l’admirai d’Annibal , puis-que le nom de Pélorias est beaucoupplus ancien que ce Carthaginois. Jecrois plutôt qu’il faut le tirer du çrecjrê/.ô;, noir ou sombre, à cause des tem-pêtes fréquentes sur ces côLes, oumieux encore de irAwp, palourde, grandpoisson à coquilles, assez abondantencore aujourd’hui dans ces parages.J abandonne mes conjectures à la cri-tique des savans en os et en us , et je