ILES Eü LIENJN ES.
vais, sans plus de retard, parcourir la tnge, dans la division que M. Audot abelle contrée qui m’est échue en par- faite de son Italie .
IX.XS DS IIPARI, ARCHIPEL EOLIEN.
Le voyageur qui se rend de Naples en Sicile fait ordinairement cette tra-versée à bord des bâtimens à vapeurchargés du service de celt : ville à Pa-lerme et à Messine . C’est sans contreditle meilleur moyen de transport quel’on puisse clioisiraujourd’liui. Apeinea-t-il quitté le détroit de la blanche Ca-prée, etdépassé les temples majestueuxde Pæstum , qu’il se trouvé en peud’heu-®res à la hauteur du cap Palemiro, au-trefois Palinure, ainsi nommé du piloted’Enée , qui y périt, et dont les rochesfaillirent briser le vaisseau qui portaitnotre cher Iioraçe , à son retour dePhilippcs :
Vestris aimcum fontibus et choris ,
Non me Philippis versa acies rétro,
Devota non extinxit arbor,
Nec Siculâ Palinurus undâ.
Lib. m, od. iv.
J’aime vos chants, votre onde pure ;
Par vous mon esquif a raséLe bord fatal de Palinure;
Un pin ne m’a point écrasé.
Trad. de Dàru.
De ce point et même de Caprée ,car je l ai vu du palais de Tibère , onaperçoit la fumée blanchissante du vol-can de Stromboli , dontlesfeux serventpendant la nuit de fanal aux marins.Cette île , placée à cinquante millesau nord-est de la Sicile , est la premièredes Eoliennes que l’on rencontre en ve-nant de Na pies. Elles forment un archi-pel de onze îles, dont l’ensemble a uneanalogie frappante avec la Sicile , nonseulement par sa configuration , maisaussi par sa position géographique.Stromboli etVulcano représentent les
caps del Faro et Passaro, et l’île d’Ali-cudi, le cap Boé. Il n’y a pas jusqu’à laproportion des côtés qui ne rende cesdeux triangles semblables. Stromboli
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est à trente milles du cap Vaticano, surla côte de Calabre, Alicudi à quarante-quatre de Céfalù, et Vulcano à quinzedu cap Calavà, en Sicile . L’aire de cettefigure est remplie par les îles de Fili-cudi, Saline et Lipari , qui suivent,en partant del’ouest, une ligne paral-lèle à la base. Panaria, Busiluzzo^Lisca nera , Lisca bianca, Daltoli, etun amas d écueils nommés gli furid-culi , décrivent un cercle qui se trouvesur le côté du levant entre Vulcano etStromboli . La formation des îles deLipai'i remonte aux premiers âges dumonde : il est incontestable qu’ellessont les résultats d’éruptions volcani-ques indépendantes les unes des au-tres, ainsi que l’ont prouvé les nom-breuses observations de Dolomieu,de Spallanzani , et d’autres plus ré-centes. Un fait de ce genre, l’appari-tion de l’îlo Julia, eut lieu au mois dejuillet 1 83 1 .
Les anciens géographes ne comp-taient que sept îles éoliennes : Stron-gyle, Liparis, Vulcania, Didymè, Phœ-nicudes, Ericodes et Evonimos. Lecentre de cette dernière était occupé parun vastecratère, dont les bords, affaissésdans plusieurs endroits, ont laissé delibres passages à la mer. Les sommitésde ce séjour de feu, ei-'d némôs, formentaujourd’hui les îles de Panaria, Basi-luzzo, les deux Lisca, Daltoli et !esrochers des Formiculi. Voici comment