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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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s’exprime Dolomieu, à qui I on doit ladécouverte de ce l'ail, que Spallanzamne révoque pas en doute: « L’île de Pa-nar:a est formée au sud-est par unemontagne semi-circulaire, qui a unepente extérieure qui se termine dans lamer, et qui est escarpée intérieure-ment. J’examinai avec attention ce

reste d -volcan qui m’annonçait, parses proportions, contenir ancienne-ment un cratère immense-, et en obser-vant nombre d îles qui sont au nord decelle-ci, je crus m’apercevoir qu’ellesformaient ensemble une espèce de cer-cle qui coïncidait avec la portion d’arcde Panaria, et un examen plus réfléchime convainquit qu’elles étaient toutesà peu près sur la circonférence dont lamontagne de cette île aurait fait par-tie.

» Les îles situées au nord de Panariasont en grand nombre; plusieurs quine sont que des rochers à fleur d’eau,rangés à côté les uns des autres, sontnommés Formiculi, nom qui désigneleur multitude; les autres sont plusélevés, savoir : Datolo , Lisca bianca,Lisca nera et Basiluzzo . Tous ces ro-chers et toutes ces iles sont essentiel-lement volcaniques ; ils porLent tousles caractères du feu qui les a produits,mais aucun d’eux n’a pu se former telqu’il se'voit aujourd’hui. Une monta-gne volcanique, j’entends une monta-gne formée de couches et d’un mélangede différentes matières, ne peut s’éle-ver qu’aulant qu’elle a dans son centre,ou plutôt dans son intérieur, un cra-tère par où sortent, et à l’entour du-quel s’accumulent les matières quelance le foyer. Toute montagne qui necontient pas cette espèce de soupirail,ou de cheminée, ne peut être qu’uneportio'i d’une montagne plus considé-rable dans laquelle était le cratère. Au-cune des iles que je viens de nommer

ne montre 1 emplacement de ce cra-tère. Les unes sont trop petites pouravoir fait elles seules un volcan; lesautres, un peu plus élendues, ne sontévidemment que les fragmens d unegrande montagne. Elles ont une pentevers le nord et le nord-est, qui est lapartie extérieure. Elles ont un escar-pement vers le sud, côté où elles re-gardent l’île de Panaria. Elles sontformées de couches inclinées du sudau nord, selon la pente extérieure;par conséquent ces couches se relèventdu côte intérieur : ces circonstances nepourraient exister si ces îles étaientformées chacune en particulier. Leurs"couches enfin se divisent toutes sur unpoint central qui devrait être placéentre elle et l’île de Panaria , et quiest le même vers lequel tendent lescouches de la montagnes de Panaria.Les laves de toutes ces îles et de tousces rochers sont à peu près les mêmes.On trouve dans toutes le granit, soitparmi les éjections , soit parmi les ma-tières qui ont coulé.

» Après avoir comparé tous ces faits,il ne me fut plus permis de douter del’existence d un ancien cratère qui lesréunissait toutes. 11 devait avoir uneétendue immense; son diamètre pou-vait être de six milles. Sa vaste étendueest peut-être la cause de sa destruc-tion : son enceinte ne s’est pas trouvéeassez forte pour résister au choc de lamer agitée, qui l’aura rompu dans sapartie la plus faible, se sera emparéede ses cavités et aura morcelé la mon-tagne circulaire qu’il renfermait.

» Cette observation me donna l’expli-cation d’une énigme qui a embarrasséles'géographes et les historiens.... Onne sait à laquelle des quatre îles quicomposent cet archipel on doit appli-quer le nom d’Evonimos. 11 y a eu ,relativement à cetLe discussion, des