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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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ILES EOLIENNES .

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opinions très-variées parmi les auteursmodernes. Ils étaient loin de prévoirque toutes ces îles , auxquelles ils tâ-chaient de faire convenir le nom d’E-vonimos, en faisaient anciennementpartie, et que file ancienne s’était divi-sée. » ( Voyage aux îles de Lipari. ) y

J'aurais dû commencer la descriptiondes îles de Lipari par Stromboli , ouplutôt Strongoli, ou Strongyle , nomque les Grecs lui donnèrent à cause desa forme arrondie ( PI. 90). C’est un vol-can dont la hauteur peut être de huitcents pieds et la base de deux milles d’I-talie de circonférence. L’ancien cratèreoccupait la partie culminante. Le nou- 'veau est aujourd’hui sur le penchantoccidental, à cinq cents pieds du niveau ’de la mer. La portion de l’île qui est enculture s’étend sur le versant oriental. 1A l’abri du vent et des éjections vol-caniques , elle nourrit de quinze à dix-huit cents personnes du produit de sesvignes, renommées ajuste titre. Lesfruits et les légumes y sont hons,quoique d’une qualité inférieure àceux de Sicile et de Malte. La culturedu colon a tout-h-fait été abandonnée.

Ce qui distingue surtout le volcande Stromboli de presque tous les au-tres, c’est la régularité de ses éruptions.Loin d’être sujet, comme le Vésuve ,l’Etna et tant d’autres montagnes igni-vomes, à des commotions rares et vio-lentes , la ruine et l’ellroi des cités bâ-ties sur leurs flancs, il jette des feuxpresque continus et qui varient peudans leur masse et les intervalles deleurs explosions. Ces intermittencesont cependant frappé les hommes tou-jours disposés à augmenter dans leurimagination et dans leurs récits lesmerveilles de la nature. Ils ont cruremarquer un rapport intime entrel’état du volcan et celui de l’atmo-sphère. De là les anciens, et cette opi-N.

nion dure encore de nos jours, ont pré-tendu connaître à l’avance les change-mens de temps par l’inspection de lafumée. Ce préjugé a été trop biencombattu par Spallanzani , pour que jem’en occupe ici ; je ferai seulementremarquer que le système de prédictiondes anciens ( on peut s’en convaincreen consultant la Sicilia an tiqua deCluvier) est tout-à-fait diliérent decelui admis aujourd’hui par quelquespersonnes. Ne reconnaît-on pas, dansces prétendus rapports des éruptionsavec les tempêtes, l’origine de la fabledu dieu des vents :

.Hic vasto rex Æolns antro

Luctantes ventos tempestatesrçue sonorasl

Imperio premit, ac yinclis et carcere frenat.

Æs., liv, r.

. , .... Là , sous de vastes monts,

Le dieu tient enchaînés dans leurs noires prisonsLes vents tumultueux, les tempêtes bruyantes.

Trad. de Delille.

Il se pourrait aussi que l’habileté detout temps reconnue des habitans deces îles à diriger leurs vaisseaux, etcelle en particulier du roi Éole, cariesrois d’alors savaient tenir d’autres gou-vernails que celui de l’état, soit l’ori-gine de ce mythe. Quoi qu’il en soit,on avouera avec Voltaire que si {

La vérité tristement sacrédite,

L’erreur, hélas! a pourtant son mérite.

Le sol de cetfe île est un mélange de

*D

produits des volcans, tels que des laves,des scories, des pierres ponces, duverre spéculaire, cristallisation phlé-gréenne , de pouzzolanes et de tuffas,que l’on croit être le résultat d’éjec-tions boueuses. Strongoli a pour baseun gisement de rochers porphyriques.Elle diffère en cela de l’île d’Evonimos,dont la hase est de granit et se continuesous les eauxjusqu’àMelazzo en Sicile .

Nous avons dit que ce volcan submer-