Buch 
[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
Entstehung
Seite
292
JPEG-Download
 

L’ITALIE .

292

blancheur éclatantè. Des ligures du Après quelques jours passés à Mes-Nil, de l’ibère, du Tibre et du Camaro, sine, pour visiter les églises, le port,fleuves de Sicile , sont les principaux les promenades, ne trouvant plus d’a-sujets de cette belle composition de liment à ma curiosité, je me bâtai ded’Angelo, sculpteur florentin, continuer mon voyage.

T AOH.MINE.

On compte seulement neuf lieues decette ville.à Taormine ; mais il est dif-ficile de les faire dans un seul jour : ilfaut pour cela partir de très-bonneheure. Jusqu’au bourg de Trimestri,la campagne est aussi fertile que pitto-resque j de jolis casins, des champs, desvignes, des vergers d’oliviers, des plan-tations de mûriers., couvrent tous cesrivages sur une étendue de cinq milles ;plus loin les cultures s’élargissent, leshabitations disparaissent, le pays de-vient stérile et sauvage ; mais s’il cessed’intéresser le paysagiste et l’agronome,il oflre du moins encore à la curiositédu géologue et du naturaliste d’amplesrichesses à exploiter.

Sept cent treflte-six ans avant Jésus-Christ , une troupe de Çhalcidiensquittèrent l’Eubée sous la conduite deThéoclès l’Athénien, et fondèrent unecolonie sur la côte orientale de Sicile ,cefutNaxos. Partis sous les auspicesd’A pollon, il s l’invoquèrent' comme leurchef protecteur sous la dénominationd’Archagète, et lui érigèrent, hors dela ville, un temple qui devint par lasuite très-célèbre. Voilà ce que rap-porte Thucydide , livre xv. Strabon ajouta son autorité à celle du grandhistorien. Naxos ne pouvant lutterlong-temps contre Syracuse plus nou-velle , mais plus heureuse et plus puis-sante , fut conquise par Denis 1 ancien,et dépeuplée. Une partie des habitans,rassemblés de côté et d’autre par An-

dromaque leur concitoyen, père <lal’historien Timéon, se fonda une nou-velle patrie sur le sommet alors pres-que inaccessible du mont Taurus. Ceciadvint la troisième année de la centtroisième olympiade ; c’est du moinsl’opinion de Diodore de Sicile , admisepar plusieurs historiens, contre le sen-timent de Strabon , qui prétend quecette colonie fut fondée par les habi-tans d’Hybla. Son histoire est aussiobscure que son origine. Dans les guer-res des Romains en Sicile, Taormine prit parti pour ces derniers. Auguste y envoya des Colons. Cette ville doit àsa situation montagneuse, d’avoir étéde tous temps une des dernières à sesoumettre aux étrangers. Les Sarrasinss’en rendirent maîtres à la mort del’empereur Bazile, non sans de longset pénibles eflorts, les Grecs la repri-reni quelque temps après et la gardè-rent jusqu’en g6i, époque où le califAbulassem y entra en vainqueur, laruina de fond en comble , et bâtit uneautre ville sur la cime la plus élevée dela montagne. C’est aujourd’hui Mola ,qui semble plutôt dans les nues quesur terre. Plus tard les Normands, à lasuite de combats acharnés, chassèrentles Arabes de Mola et de Taormine , quiavait encore conservé quelques liabi-tans fidèles au sol qui les avait vusnaître. Une reste de Naxos qu’un petitnombre de médailles fort rares. A peinepeut-on indiquer sur le promontoire