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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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ont à peine lues, cherchent à y déver-ser le ridicule, jamais leurs gnomes,leurs vampires n’auront le charme deces belles inventions, et l’homme degoût, quelle que soit son école , diratoujours :

Savante antiquité, beauté toujours nouvelle,

Mouvement du génie, heureuses fictions,Environnez-moi des rayonsDe votre lumière immortelle :

Vous savez animer l'air, la terre et les mers;Vous embellissez l'univers.

On se plaît à placer sur les bords dela fontaine Cyanée, dans les mysté-rieux bosquets de ses papyrus, la scèneque raconte Athénée à la fin du dou-zième livre de son Banquet. «Deux ri-» ches Syracusaines, des feux du jour» évitantla chaleur, vinrent goûter dans» ces eaux les plaisirs d’un bain frais. Le» cristal des ondes leur découvrit des» charmes qu’ailleurs elles n’auraient pu» voir. Jeunesetbelles, elles disputèrent» surleur perfection: chacune voyant le» mérite de sa rivale sans pouvoir juger» du sien, elles convinrent de prendre» pour arbitre un jeune pasteur de ces» rives. Il serait difficile d’exposer les» raisons qui firent pencher l’heureux» berger pourl’ainéedesdeux sœurs. On«saura seulement que, plus heureux» que celui du mont Ida , il aima celle» qu’il avait couronnée et devint son

» époux. Son frèreohtintla plus jeune.»

Heureuses de leur union , reconnais-santes du bonheur qu’elles devaient àVénus, les Callipyges , c’est ainsi queSyracuse les avait surnommées, éle-vèrent un temple à la beauté, sous lenom de Callipygon. On a tiré de sesruines la Vénus du musée de Syracuse .

Cette statue, que dis-je ! cette jeunedéesse, la plus belle conception del’art grec, vient de sortir du bain.Elle pose sur la jambe droite, la gau-che est légèrement fléchie. D’une mainelle soutient la draperie qui va l’enve-lopper, et porte l’autre vers ses char-mes les plus secrets , sans pourtantles couvrir encore. Gracieusement cam-brée, elle tourne la tête en arrière etparaitdiriger ses regards sur les appasqui méritèrent la victoire. Son sein àpeine éclos, tout son beau corps sem-ble frémir de la fraîcheur de l’eau.Partout est la vie , partout la grâce ,partout la volupté , dans ce bras mol-lement arrondi , dans le délicieux con-tour de cette gorge naissante, dansces lignes onduleuses qui modèlent lessinuosités de son torse divin , de ces

hanches, de.Mais quelle

folie à moi de décrire un chef-d’œuvredont on ne peut parler qu’avec descris d’admiration , qu’avec des soupirsd’amour!

VAX. D'ISPICA , BIS CARI, AIICATA, PAL MA.

La Vénus et une assez belle statued’Esculape sont les seuls objets bienremarquables du musée de Syracuse .J’avais vu tout ce que la ville renfermed’intéressant ; je songeai à continuermon voyage. Un matin donc, avant lelever du soleil, nous dirigeâmes notre

roule au sud, à travers une plaineplantée d’oliviers énormes et de richesvignobles qui produisent un vin mus-cat très-renommé. Nous suivions ladirection de l’ancienne voie héloriennedont parle Thucydide ; mais je n’en visaucun vestige. C’est la même route