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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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SC1ACCA,

ciens Thermæ selinunLiæ, et attribuésà Dédale ; sa position sur le versant dumont San-Calogero est très-pittores-que.

Nous vîmes dans cette ville plusieursmaisons renversées par un tremble-ment de terre qui agita la Sicile du28 juin au 2 juillet r 83 i; c’est à lasuite de ce phénomène que surgit lapetite île de Julia, dans la mer de Si-cile , entre Pantellaria et les bancs deSciacca . Ce volcan sous-marin, quia tout-à-fait disparu, fut aperçu pourla première fois le 8 juillet 1 83 r parle brigantin sicilien II Gustavo ; plu-sieurs autres bâtimens Siciliens lerevirent pendant l’éruption. Le vice-amiral anglais Hotham y envoya unpetit bâtiment, qui le 18 juillet déter-mina sa hauteur à quatre-vingts pieds,et sa circonférence à trois quarts demille anglais . A cette époque cette pe-Lile île était circulaire et présentaitune échancrure, par laquelle la mercommuniquait dans le cirque intérieur.Le capitaine Saliy de Mendiol la vitde loin le 3 août; elle paraissait assezbasse, et il en sortait une fumée très-considérable. M. Hollmann a publiéà ce sujet un article intéressant dansles journaux allemands. M. de Hum-boldt en a rendu compte à l’académiedes sciences , et nous lui empruntonsles détails suivons :

« L’île de Pantellaria a souffert an-ciennement des tremblemens de terretrès-considérables; mais depuis 1740,elle avait été exempte de secoussesjusqu’en 1816, où elle fut agitée demouvemens ressentis également surles côtes opposées de la Sicile . Troisjours avant l’irruption du volcan, lemême phénomène' s’est reproduit, etun physicien qui observait en Sicile la direction des mouvemens, à l’aided’un instrument très-précis, inventé

ILE JULIA . i h.t

pour cet clfèt, a constaté qu’ils avaientlieu du sud-ouest au nord-est, c’est-à-<:ire dans une direction parallèle àcelle qu’alfectc la ligne des volcans decette contrée. On n’a vu sortir aucunfeu pendant l’apparition des premièresterres de Nerita, premier nom .donnéà cette île, mais le feu s’est montréquelque temps après. Ce volcan a faitsaillie sur le banc même de Neritadont la position était bien déterminéesur les cartes, et particulièrement surcelle du capitaine Smith. Comme lessondes s’y trouvent marquées, on voitqu’un changement considérable a eulieu au fond de la mer, par suite decet événement. Aujourd’hui en elFet,dans le voisinage de l’île, on trouve lefond à environ quatre-vingts brasses,tandis qu’auparavant, il n’y avait queqüinze à vingt brasses sur toutes cesparties où l’on fesait une pêche as^ezactive de corail. Lorsque M. Hoffmanna visité Nerita, il a trouvé dans les ro-chers dont elle est formée beaucoup depyroxène et presque pas d’amphibole;alors le volcan n’avait guère que qua-rante-huit pieds de hauteur, aujour-d’hui il en a de cent cinquante à deuxcents. »

On connaît l’exactitude des obser-vations de M. de Humbohlt; si doncon les trouve peu, ou pour mieux dire,nullement en accord avec celles quenous allons reproduire, il faut l’attri-buer seulement aux changemens sur-venus depuis le rapport du savantprussien.

Un de nos géologues les plus dis-tingués, M. Constant Prévost , partitde Toulon le 16 septembre z 83 r , pouraller reconnaître la nouvelle île, il s’em-barqua sur le brick la Flèche, capi-taine Lapierre. Le 25 au matin il setrouvait à la hauteur des côtes occi-dentales de la Sicile : quelques heures