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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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bienheureux, aient été chercher si loince saint protecteur. Je remis les lettresdont je m’étais chargé pour des négo-cians anglais , chefs d’une importanteexploitation de vignobles dont les pro-duits soutiennent en Angleterre uneconcurrence avantageuse avec les vinsde Madère.

Je m’embarquai pour Trapani , autreville de commerce, aux pieds du montEryx, célèbre parle temple de VénusËrycine entièrement détruit, et com-paré par Pausanias à celui de Paphos .Les îles de Levanzci , Ftwiguana etMaritlima rendent les abords de Tra-pani très-pittoresques; elles portaientautrefois les noms de ProhanLia, Egusaet Sacra; les deux dernières sont dé-fendues par des fortifications, ainsique le port et la ville de Trapani . Onprétend que la forme courbée du ri-vage la fit appeler en grec Drepanonqui signifie une faux. Lecorail, les mar-bres, les vins, les huiles et la soudem’ont paru les principaux objets d’ex-portation. J’y attendis impatiemmentmon attirail de voyage, regrettantbeaucoup les momens que j’aurais uti-lement employés ailleurs.

MANIÈRE DE VOYAGER EN SICILE .

On se plaint trop des fatigues et desprivations que l’on éprouve en Sicile .Les routes, il est vrai, y sont assez peucommodes : une seule ligne, celle dePalerme à Messine , et c’est la moinsintéressante, est parcourue par unediligence; mais on remplace facilementles voitures par la liteiga « la litière »(PI. io6). Elle est composée d’unecaisse longue et étroite semblable ànos anciens vis-à-vis , deux personnesy tiennent à l’aise en se plaçant en facel’une de l’autre. L’intérieur n’est pasfort élégant-, plusieurs conducteurs

laissent même au voyageur le soin dese munir de coussins. Le dehors est ba-riolé de peintures et de dorures, quidonnent à ce véhicule un aspect origi-nal , il est supporté par de forts bran-cards qui posent sur deux ou trois mu-lets, dont un est placé derrière et deuxdevant. Il serait difficile pour les damesd’y monter sans l’aide d’une chaise ; ce-pendant , en donnant la main, ainsi quel’on fait quand on place sa dame enselle, on leur évite la difficulté: d’ail-leurs les conducteurs , toujours très-complaisans , offrent leurs genouxcomme un appui solide au pied desvoyageuses. Toutes ne peuvent passupporter facilement ce mode de trans-port , les unes se plaignent des nau-sées qu’occasionne d’abord le mouve-ment d’oscillation, mais on s’y faitbientôt ; chez d’autres personnes, ilproduit seulement un assoupissement.Un homme monté sur un mulet chargéde bagages, ouvre la marche, tandisqu’un autre suit à pied, armé d’un longbâtonferré, dirigeles muletsetse tientpresque toujours près de la portièrepour recevoir les ordres du voyageur ;carie bruit continuel de sonnettes dontles harnais sont garnis, l’empêcheraitd’entendre s’il s’éloignait. Les guides,véritables maîtres Jacques, sont tourà tour valets de cliambre, cicéroni etcuisiniers. Ils remplissent ces emploisavec adresse : quelques-uns parlentanglais . Les voyageurs timorés adjoi-gnaient autrefois à leurs guides un oudeux campieri , archers, qui veillent àla sûreté des routes de la Sicile , maiscette précaution est devenue inutileaujourd’hui. Tout l’attirail, dont jeviens de parler coûte environ un louispar jour. Il est inutile de se chargerd’une batterie de cuisine, comme j’aivu des Anglais le faire; quoique lesrepas d’auberge ne soient plusles«cw/ce