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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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L’ITALIE .

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Ferdinand VII , et dans ces dernierstemps celui de Ferdinand I er . Ayantété entraîné dans la coalition euro-péenne contre la république française, ilfut expulsé de ses domaines en deçà duphare, en 1802, et contraint de se reti-rer en Sicile jusqu’en 1814, où il re-vint à Naples reprendre possession dusceptre de ses aïeux. François I ° r ., sonfils, lui succéda en 1826; il laissa lacouronne à Ferdinand II , son fils, au-jourd’hui régnant. Ce prince est montésur le trône le 8 octobre i 83 o.

Nous nous sommes étendus sur quel-ques passages des annales de la Sicile ;l’histoire contemporaine est un sujetscabreux. Telle que l’arche sainte, leprofane n’y doit toucher. Je me hâtedonc de passer à la description de Pa-lerrne ; les monumens n’en veulent pasà la vérité.

A l’extrémité occidentale de Pa-ïenne, se trouve le nouveau poi t , ou-verldueôté du levant. En y entrant, onvoit à gauche la citadelle de Castel-à-

V

Mare, à droite le môle, jetée de cinqcent cinquante toises environ, terminéepar une tour où s’élève un fanal. Un châ-teau placé à l’autre extrémité, défendàla fois cette construction et le port.Le rivage est couvert à droite et à gau-che d’édifices et de magasins pour leservice de la marine. Plus loin, vers lelevant, la plage décrit une courbe agréa-ble bordée de riches palais, de prome-nades et de villas délicieuses dont l’as-pect riant contraste admirablementavec les rochers sauvages et les lignessévères du mont Pellegrino (PI. 107).

Après avoir joui du ravissant spec-tacle de la marine, je commençai mescourses dans la ville. Deux principalesrues la traversent dans toute sonétendue ; leurs axes se coupent enangles droits presqu’au centre et for-ment une place octogone, régulière, et

décorée de statues, de fontaines et d’au-tres ornemens dans le style de la re-naissance italienne. Une de ces deuxrues, ouvrage du vice-roi Macheda quilui donna son nom, s’appelle aussiStrada nuova ; elle s’étend de l’ouest àl’est : l’autre, plus belle, porte le nomde Cassaro.

Lorsque les émirs se fixèrent à Pa-ïenne, ils choisirent pour demeure unvieux château situé à l’extrémité orien-tale delà ville, sur une hauteur qu’ils for-tifièrent, et lui donnèren t le nom de Cas-saer, mot arabe qui signifie ci tadelle. Delà le nom de rue qui y conduit. Cet édi-. fice devint dejiuis l’expulsion des Sarra-sins le séjour des rois de Sicile. RobertGuiscard et le comte Roger l’entourè-rent de nouvelles murailles. Roger I er .,roi de Sicile , y éleva une église à saintPierre, sur l’emplacement qu’on nom-mait en arabe loaria , c’est-à-dire,le préau, endroit destiné aux danses etaux divertissemens. Il y fit construireaussi deux tours, l’une nommée la Pi~sana, renfermait les joyaux et le trésorde la couronne ; l’autre, qu’on appelaitla Greca, servait de prison publique.Mesure fort imprudente , puisquedans les temps de trouble la populacene manquait jamais d’assiéger le pa-lais pour délivrer les prisonniers. Guil-laume I , jaloux d’éclipser la magnifi-cence du roi son père, reconstruisaitde fond en comble cette royale demeure,lorsque la mort le força de laisser à sonfils la gloire de terminer le Palazzonuovo( PI. 108).

Ce palais construit en larges pier-res de taille , avec un soin remar-quable, resplendissait à l’intérieur demarbre, de porphyre, de dorures et demosaïques. Dans les règnes suivans,le caprice des souverains et les injuresdes temps occasionèrent de grandscliangemens : si bien qu’aujourd’hui,