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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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PALERME .

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rst vraiment émerveillé de tout cetéclat obtenu par de si petits moyens.

La journée se termine par un feud’artifice tiré à la Marina et par l’il-lumination des deux grandes rues, cequi produit un coup d’œil unique,de la place octogone d’où l’on embrassetoute l’étendu'ê de Palerme .

Le lendemain, à six heures de l’a-près-midi , a lieu la course des che-vaux barberi , libres , tous parés derubans et de panaches. Rien n’estbeau comme l’émulation qui les anime,les efforts et les ruses qu’ils emploientpour se devancer. Neuf heures sonnent,et le char, qui la veille était restéau palais, retourne au rivage, toutresplendissant d’illuminations qui sejouent sur les dorures et lui donnentun aspect de féerie. Le troisième jour,nouvelle course, nouvelle illuminationet feux d’artifice pendant tout le restedes fêles. Le quatrième, les places ettoutes les églises sont brillantes debougies, plus de douze mille étincellentdans la cathédrale en girandoles, enguirlandes et en dessins de m ille sortes.Rien ne peut rendre l’effet prodigieuxde ces lumières. Je ne puis y comparerque l’illumination du théâtre de Saint-Charles à Naples , les jours de grandcala ou celle de Saint-Pierre de Rome.

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Le lendemain au soir toute laville paraît en feu et retentit des sym-phonies des orchestres en plein vent,placés de distance en distance. A dixheures, les portes de la cathédrales’ouvrent et laissent sortir une innom-brable procession. Les confréries, lescorporations, se groupent autour deleurs saints protecteurs, représentéspar des statues dorées, revêtues d’é-toffes brillantes où l’argent, l’or, lespierres précieuses, étincellent en rama-ges. Cette foule de saints dorés s’é-coule : une châsse d’argent s’avance,

ce sont les reliques de sainte Rosalie.Oh ! c’est alors qu’il faut voir l’en-thousiasme, d’abord retenu impatiem-ment comme le coursier qui naguèrefrappait du pied le pavé du Cassa-ro , l’enthousiasme s’accroît, éclate etgronde. Ce sont des transports, des cris,des tonnerres de hurlemens qui cou-vrent le bruit des orchestres et assour-diraient un cyclope.

Les saints passés, la foule se dissipe ,le lampion s’éteint en fumant, et il nereste des cinq fêtes que le souvenir,qui deviendra bientôt pour les Paler-mitains le sujet des conversations detoute l’année.

Rien ne me retenait plus en Sicile ,ou pour parler avec plus d’exactitude,le temps me pressait trop pour que j’yfisse un plus long séjour. Nous devionspartir immédiatement après les fêtes,mais nos marins fatigués nous d man-dèrent un jour de répit qui ne leur futaccordé qu’à regret par mon impatientcompagnon de voyage.

Je fis mes adieux à Palerme parune dernière visite au palais d’Orléans (PL bis). Cette gravure est unefidèle réduction d’un charmant souve-nir de notre ami M. Joinville: son jolitableau ne peut manquer d’attirer l’at-tention des connaisseurs.

Le (7 de juillet nous mîmes à la voilepar un vent du sud assez violent quicontraria notre marche et nous poussadroit sur Ustica , petite île à quarantemilles au nord de Palerme . Elle a pourbase un gisement volcanique recouvertd’une couche de terre végétale mêléede détritus, produits des éruptions decet ancien volcan , qui rendent le soltrès-fertile. J_,a petite ville de Santa-Maria, bâtie en 1700, n’ofïre rien d'in-téressant, si ce n’est ses fortificationsélevées pour la défendre contre les des-centes des corsaires barbaresques. Le