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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE:

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Cq 115 ’ ^ 0nt le siège est a Londres , recueille etj, ate chaque jour les succès de ses prédicans.j^etis p| us tarj l’occasion d’en voir un à Madras,^^ rev crend Hhénius, qui yenait d’accomplir

t 0 ^ s | cs royaumes environnans une _ 0

<j e , n . t:e a P os t°liquc. C’était vraiment un hommes 0li °( sincère, conyaincu de l’importance der °le, et ne rêvant que prosélytisme. Il vegagner à Dieu et à Luther une peuplade(jçVj^hitait les environs de Kallastri, au nord'ht a ^ raS ' ^ es i ( l°iàt re s adoraient Kannappenun simple chasseur malabar,((|) ’ av ait l’habitude de déposer son gibier cha-] fs e l°ur aux pieds de la statue de Chiva, et quehêtres desservons avaient sans doute déifié,^ 'l’te le bon exemple ne s’en perdît pas.r,v é au centre de Madras, toute pensée debu Raison avec Pondichéry cessa en moi. C’étaita Une ville de près de cinq cent mille âmes,Hj. c °nde présidence de l’Inde , riche de sesfactures et de son mouvement maritime,avait donné à Pondichéry l’adresse d’unel)^ 0 * 1 où je devais trouver une hospitalitédijj^^ûise, quoique rétribuée. Je m’y fis con-e ’ Elle était tenue par une dame anglaise,

6 un ofhcicr mort au service civil de lah a gnie des Indes .J’y trouvai une société dontjq 'huit excellent, quoique froid. J’y fus l’ob-Içj .égards et de ces prévenances de détail quefyjS^glais entendent mieux que nous. Le soirà table, je fis la connaissance d’un jeune<1^? de Calcutta , fils de millionnaire , arrivé' S UlIn >ois d’Europe , et devant, sous peu deMçj ’ re parlir pour le Bengale. Ouvert, affable,fie savoir et d’esprit, M. Wilmot me con-

^ ; ’ et je lui convins également. Le lendemain,

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^ > il frappait à la porte de ma chambre,\ ^reux, disait-il, d’être mon guide enV)] e îri glai s . Nous sortîmes pour aller sur lea Vç c r I u i se prolonge pendant une demi-lieue,n 6 magnifique rangée- de maisons et d’édi-fie 11 Y Voit le palais de la douane et l’arsenal^rine, vastes et imposantes construc-^ele l°in se balançaient mollement dans lah d e ° s milliers de navires de toutes les formesH lon° Us ^ es tonnag es. La mer était calme, etl’^, Co rdon d’écume marquait seul la barre

jNvçl^age. « Quel bel aspect? dis-je à mon

Oh ! Monsieur, il n’en est pas tou-ail tsi. Il y a quelques années, j’étais à Ma-

>>s

toi4 :

Nn t jj^ s mi-octobre, à l’époque du change-"'chai,, ni ° Usson - L’atmosphère était embrasée,SU ffi’ caurR . Pas un souffle dans l’air, etIç ^ Ue ' f I ues flocons nuageux avaient paru• E. j jia s’étaient comme déchirés, puis

évanouis. Sur les eaux montait une brume quidevenait de plus en plus dense, sans pouvoirvaincre néanmoins la masse des rayons solairesqui pesaient sur elle. Vers le soir, les nuages etla brume eurent le dessus. Le soleil se couchadans un linceul rouge et noir. Les groupes denuées allaient grandissant; ils jetaient desgrondemens sourds qui semblaient un préludeet une menace. Alors le vent et la pluie commen-cèrent , par rafales intermittentes d’abord , en-suite avec la violence la plus soutenue. Les tigesde ces cocotiers, que vous voyez si droites etsi fières, formaient à la lettre des arches de pont;elles décrivaient une courbe telle que leurs feuil-les balayaient le sol. Le sable du rivage, d’abordsoulevé par trombes, fut fixé par la pluie et parla lame ; il forma une masse immobile et com-pacte. Des éclairs sillonnaient tout le ciel, avecdes nuances de rouge plus ou moins tranché,et les éclats de la foudre trouvaient des échos siénergiques, que les oreilles en éprouvaient tintintement douloureux. La marée, qui survint,jeta sur la grève des masses d’eau bouillonnante ;elle les lança cette fois à plusieurs centaines demètres du rivage. Pendant le temps que dura labourrasque, les poissons (vous allez rire), oui,Monsieur, les poissons venaient nous rendrevisite sur les terrasses de Madras. J’en ai trouvémoi-même deux qui pouvaient avoir trois piedsde long. Une trombe de vent et d’eau les avaitsans doute portés là. Ce n’est pas tout : les in-sectes de mille espèces qui vivent sous ces cli-mats chauds, sortaient tous de leurs retraites,comme effrayés de ce grand ébranlement de lanature. L’eau qui les noyait, le bruit, la com-motion , amenaient le long des murs et sur lesparquets desfourmis, des lézards, des scorpions,des cancrelats, des myriapodes et jusqu’à desserpens. Us étaient plus que nous maîtres denos chambres, n

Ce récit n’était guère fait pour inspirer le désird’habiter Madras dans la mousson du N. E., quisévit d’octobre en décembre. Dans ce temps,d’ailleurs , la rade n’est pas tenable , et des cen-taines d’ancres qui s’y sont perdues contribuentà rendre le fond moins sûr encore. Pour avenirles bâtimens qui viennent du large, on hisse,à cette époque, ce qu’on appelle le pavillon du,gros temps. Tant qu’il est déployé, toute com-munication cesse avec la terre. Les catimaronset les massoulis sont seuls assez hardis alorspour s’aventurer dans la rade.

Du môle nous allâmes au fort Saint-George,ouvrage d’une grande étendue et assez bienfortifié. Bâti à diverses reprises, ii est d’une