AUTOUR DU MONDE.
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S ’ a . - COi l« morts sur lesquels un navire' e . m * eux t l ue sur une ancre ; un cou-l'eii ? Ul VU P ar hns à dix nœuds rend indis-e celte garantie de bonne tenue. Au-c ; Süs havre du Diamant paraît Fulta, an-
possession hollandaise ; puis Mayapour,
Cle ntie
^U.(j aUX ^ ran çais ; et enfin, à quelques lieuestf Q Casu3 > la riche et splendide Calcutta , mc-p Ç| | ° e de l’empire anglo-indien, vaste et pom-ü es Se c hé que révèlent de loin les aiguilles decjj ftl °numcns, la ligne de ses maisons blan-^ ’ e t une ceinture de jardins délicieux.f 4 j ar ( s l’un des derniers coudes du fleuve pa-(i S j ^’ a hord le fort William, et derrière sonest <Ul '" lc ^ e la première rangée d’habitations quid Q ^ a R détailler, une véritable suite de palaisr l u el(jues-uns ont jusqu’à vingt-quatre co-ljg^ es au péristyle. Tous ces édifices, sur uneofj r c °urbe de plus d’une Keue de longueur ,6 cou P" t ^ ce ll I e Pl us n °hle et le plus im-h e '
*°Ur ' l ° US l cs ctablissemens européens fondés( !Hi a lour sur le Ifougly, Calcutta est le seull)] e ait ’-hoisi sa rive gauche ; ce choix ne sem-heureux. A Calcutta , le terrain a si peuVa hon au-dessus des eaux que l’esplanade
s S<! Pare la citadelle de la ville a été quelque-j^Uriergée. Le port lui-même n’est pas corn-es Hu sûr. La barre ou bore y est si forte que
r ( . s av tres chassent quelquefois sur leurs an-A A- certains moinens de la marée, un
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uaus le jeu des eaux détermine une
^ e d^ r ? SSe et S0llvcnt dangereuse. Le mouil-
' ! * h. 6 Calcutta se présente de manière à ce queai’i'e __• i r ■
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e s’y lasse sentir, et quelquefois elle estsurtout dans les syzygies. Aussi en
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" . ^ es accidens et un pèle-mèle de na-se heurtent et s’endommagent. Un*‘an t ate au caboteur, que la violence du cou-'' )|| fi. 1 <! - Ura ‘ne à la déi’ive, suffit pour jeter la011 dans tout le port. La prévoyance an-S, ’ P°ur annuler cet inconvénient de situa-j Ult récemment construire un quai sures phts gros navires peuvent venir s’a-poste fixe.
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un, citadelle de Calcutta , est un ou-u gone avec cinq de ses fronts réguliers,,, v aut res disposés irrégulièrement pourCOlr ' m;lllt ' er I e fleuve. Ce fort est situég 1 au sud de la ville, à l’ouest de Cho-( a, ‘tf.. 011 apparence extérieure est peu impo-
^ est f r UlS ’ fluand on a passé les ponts-levis,étendue et de l’ensemble des'Hh' , a garnison du fort se compose en
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ropéeus, et tous les régimens
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nouvellement débarqués y paient un tribut auclimat insalubre de la capitale anglo-indienne.Des fièvres bilieuses et des affections de foie, ac-compagnées de dysenteries persistantes, empor-tent un grand nombre de soldats. L’usage im-modéré des spiritueux aggrave encore ces causespremières d’exorbitante mortalité.
C’est auprès du fort que nous débarquâmes,Wilmot et moi, le 20 mai 1830. Là , sur l’espla-nade, se trouvaient plusieurs centaines de pa-lanquins, stationnant avec leurs porteurs commenos voitures de place, et attendant qu’un ama-teur se présentât ’ pour la location taxée à uneroupie (deux francs et demi) par jour. Chaquepalanquin compte quatre hommes à son service,plus un porteur de parasol. A côté de ces trans-ports de louage, se tenait une foule d’Hindousqui se précipitèrent au-devant de notre barque.C’étaient encore des daubachis ou plutôt dessircars, nom qu’on donne à Calcutta à ces fac-totums indigènes. Quelques paroles d-e Wilmotsuffirent pour les écarter. L’excellent jeunehomme avait décidé d’autorité que je logeraischez son père. Il m’entraîna vers un palanquin:« Maison Wilmot ! » cria-t-il, et les porteurs s’é-branlèrent en chantant.
Nous nous arrêtâmes à la porte d’un palais,que signalaient de loin un vaste péristyle à colon-nes et une galerie supérieure ornée de statues.C’était la maison Wilmot, située dans le quar-tier de Chovvringi. Autour du palais régnaientdes vérandahs supportées par une colonnaded’ordre ionique. Un Bengali, devançant lespalanquins, avait annoncé l’arrivée du jeuneAnglais . Toute la maison paternelle était surpied ; le sircar à la tête avec ses vêtemens demousseline blanche ; les pions avec leurs bâtonsd’argent ; puis le kansaman (maître d’hôtel),l’abdar ( échanson ), le seherabdar ( somme-lier) , les kliitmutgars (valets de pied), le sir-dar (valet de chambre), les porteurs et la bassedomesticité, soixante personnes au moins entout. Quand Wilmot sauta à bas de son pa-lanquin , c’était à qui de tout ce monde lou-cherait le pan de ses habits, à qui prodigue-rait les gestes de joie les plus expressifs. L An-glais n’y prit pas garde ; il courut vers la salleoù sa famille l’attendait, embrassa son vieuxpère et ses jeunes sœurs : depuis long - temps iln’avait plus de mère. Au milieu de cette scènede famille, j’étais complètement éclipsé : enfinWilmot songea à moi. « Oh ! pardon ! » medit-il ; puis il me présenta à son père et à sessœurs. M. Wilmot était un vieillard vert et ro-buste encore, avec un œil gris plein de péué-
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