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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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ii»'

l>il] a g e , a de Bénarès et (lu roi de Mysore , le'’eat ^ contributions onéreuses, lui donnè-''ettepro aU ,' S c ^ , °P u ^ jence et de prospérité. Maisde c . s P er »té et cette opulence se composaientduir e ai . lX t l u * se détruisaient sans se repro-lun do V| CIU , 1 P assa »ent des mains des thésauriseurss 'tUs ] a - ans ce Hes des gaspilleurs britanniques,*'ieti ff! SS , er tra ces utiles dans le pays, sans«toy e , er Pour l’avenir. Après ce premierdfojj ’ Vl| irern l’accaparement des denrées, le

l utio ti eXc ^ Us »f d’açheter et de vendre, l’exploi-l>ay s concurrence de tous les produits dus 0cr es * ,1( %os , du salpêtre, du colon , desPtivij. 6 ^enarès, du bétel, comme aussi le»°U* es cl ^ CS °Pj els manufacturés d’Europe ,oses qui pouvaient procurer un em-

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qui comblaient les caisses des° r mal acquis et plus mal employé;

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c ^ 10ses aussi qui devaient aboutir à'*» de r ,p P a )’ s ct à la ruine des exploitait s.' |J| - étÿ 1 f r l* eu » quand cette veine de bénéfices^s Cu ;P u »sée, quand les pavillons étran-’^s et ^ !lu trouvé le chemin des marchés li-'Nllenj Jteilu ailleurs de meilleurs produits àlj°tiHa a ^ COiri pt e , alors la Comp agnie se cram-• S; >lm ,110no P olc des tliés comme à son ancre'Nj ‘ die demanda de nouveau à la loi desN Htm"^ re 'k -1 rolt commun ; elle plaida pourLr ' e l immense, pour son armée d’em-l 0l »d ^° Ul son ro y au me anglais qu’elle venaitI Clx Asie. Les mots avaient encore plus

| ^Cgs.-rj c iue les faits quand les hommes desNli s ^° Urr is se rendirent à ces plaintes etces demandes.

i le ttt n , le ndra-t-il si cette fois les communes

^ ui cvci/o ivio iej ^(jjiiunui'jj

N? ç,,Marchandent les droits des monopo-N s er*r, St Pocrilile à prévoir, impossible à

— «minute a prévoir, impossible

ÏSras?* gnilaires, soit de l’armée,

"Nale . a ^ Ul inistralion, obéiront-ils dans le

jNr Utl decret lointain qui sera mortel

^ y a dix ans de cela, pour quelques

Net üe frac,. • I »ei> .] ,

ancs annuels que l’on voulut re-

de leur solde exorbitante , es

commandant les corps cipay es alleicn^

a ^insubordination et à la révolté. Que'h j al °rs qu’on leur parlera de ltceneiemenl'enion congrue? En résultera-t-n unVJ^vement militaire , ou bien un mou-% 0 . an alog Ue à celui qui détacha de la mc-Snt aïl Slais e> vers la fin du siècle passe, le

r C t S de l’Amérique septentrionale. Que

% s ;;;\dans l’Inde contre les Communes, si

\\ J Q dam em la Uberté du commerce indien.

lit* Sailr ait le dire.

^posant même que le gouvernement

anglais ait raison des résistances de la Compa-gnie, tous les embarras n’auront pas disparu lejour où, soit de gré, soit de force, il se trouverainvesti de son héritage. La Compagnie a gou-verné son territoire asiatique comme un pachasa province, en coupant l’arbre pour avoir lefruit : elle a épuisé le sol, elle a détruit, af-famé les populations. Entre ses agens et lesHindous il n’y a point eu de fusion ; il n’y a euqu’oppression d’une part, obéissance de l’autre.La Compagnie compte bien près de cinquantemillions de sujets directs ; elle a bien un revenunominal de quatre cents millions ; mais ces cin-quante millions de sujets seraient des ennemisdemain, et ces quatre cent millions de revenussont dépassés par les dépenses ou par les énor-mes intérêts d’une dette toute remplie demystères. Si l’on ajoute à cela la nécessité demaintenir des forces immenses dans le pays, lachance infaillible d’une révolte des Cipayes, àqui l’Inde doit rester tôt ou tard, l’impossibilitéd’une réforme radicale, soit parmi les agens ci-vils , soit parmi les chefs militaires, l’attitudetoujours hostile des Seyks, des Marattes et desBirmans, les préjugés des naturels, l’anéantis-sement graduel des produits territoriaux, lesempiètemens des métis, races croisées d'Euro-péens et d’Hindous, qui tiennent à la fois despremiers pour l’arrogance et des seconds pourla désaffection, on conviendra que les hommesd’État de la Grande-Bretagne auront fort à fairequand il s’agira de prendre un parti sur ceroyaume anglo-indien, qui n’est plus aujourd’huiqu’une guenille dorée. Quelques politiques àvol d’oiseau se sont avisés de prévoir la ruine decet empire dans une invasion russe, et cettemerveilleuse idée a fait fureur depuis , sous lesdéveloppemens stratégiques de ses commenta-teurs. Il serait temps de réduire à leur valeur cessingulières combinaisons, dont on berce depuisquelques années les esprits crédules. La puis-sance anglaise en aurait pour long-temps encore,si on ne la menaçait que de Saint-Pétersbourg ;heureusement les germes de mort qui sont enelle ont une action plus sûre et plus funestesur son maintien futur.

Un pays de libre commerce, sous un patro-nage européen quel qu’il soit, ou meme sansaucun patronage, une région accessible a tousles industriels, une espèce de terrain neutrepour tous les pavillons , sans exclusion ni préfé-rence pour aucun, voilà ce que doit êtrel’Inde , pour revoir ses jours cl’antique et fabu-leuse prospérité; voilà ce qu’elle sera tôt outard, malgré les Anglais, ou avec les Anglais ,